"Aida" de Giuseppe Verdi, juillet 2017 à Orange 
"Aida" de Giuseppe Verdi, juillet 2017 à Orange  © BERTRAND LANGLOIS / AFP

Les Chorégies d'Orange sauvées par les collectivités publiques

Mis à jour le 13/04/2018 à 11H04, publié le 13/04/2018 à 11H03

Les Chorégies d'Orange, plus ancien festival de France, dont l'édition 2018 était menacée par de graves difficultés financières, seront reprises par la Région Paca, le conseil départemental de Vaucluse et la mairie d'Orange, a annoncé Renaud Muselier, président de région, lors d'une conférence de presse jeudi. Les Chorégies sont programmées du 20 juin au 4 août dans le théâtre antique.

"Nous avons souhaité nous regrouper dans une Société Publique Locale pour reprendre les Chorégies", a annoncé Renaud Muselier à l'hôtel du département à Avignon. Le président de région a promis que la SPL présenterait "une offre de reprise qui garantira les emplois, la marque, et l'apurement des dettes". Un audit financier sera confié à la société EY. La SLP sera dirigée par la région, qui la détiendra à 51%, contre 33% pour la ville d'Orange, dirigée par le maire d'extrême-droite Jacques Bompard, et 16% pour le département.

150 ans en 2019

"Les Chorégies vont fêter leur 150 ans en 2019, on n'avait pas le droit de laisser tomber un tel monument", a estimé Maurice Chabert, président du Conseil départemental de Vaucluse. Renaud Muselier a tenu à "rassurer le public", en assurant que la SLP ne toucherait pas à la programmation 2018.

Une programmation "innovante" selon lui grâce au directeur Jean-Louis Grinda, à la tête du festival depuis 2 ans. Les Chorégies accueilleront pour la première fois depuis 1905 l'opéra Mefistofele d'Arrigo Boito, dirigé par une femme, Nathalie Stutzmann, une autre première aux Chorégies. Jean-Louis Grinda, qui s'est dit "un directeur heureux aujourd'hui", s'est aussi réjoui de la tenue de récitals dans la Cour Saint-Louis d'Orange, rénovée pour l'été. Il a aussi envisagé pour l'avenir d'exporter des spectacles choraux dans le monde entier.

Les Chorégies sont autofinancées à 80% par la billetterie, un niveau très élevé, le reste étant apporté par l'État et les collectivités locales. Le budget total avoisine les 6 millions d'euros, et le déficit dépasse les 1,5 million d'euros. Pour Renaud Muselier, qui a évoqué le cas du festival d'arts lyrique d'Aix-en-Provence, financé "en grande partie par le mécénat", "il faut réfléchir à faire évoluer le modèle économique des Chorégies". 

Par Culturebox (avec AFP)

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