Le président Emmanuel Macron a affirmé mercredi que "tout le pays est en deuil" après la mort de Johhny Hallyday.
Le président Emmanuel Macron a affirmé mercredi que "tout le pays est en deuil" après la mort de Johhny Hallyday. © Thibault Camus / AFP

Johnny Hallyday : l'émotion de Macron et des politiques, hommage à l'Assemblée

Mis à jour le 08/12/2017 à 14H54, publié le 06/12/2017 à 10H25

"On a tous en nous quelque chose de Johnny Hallyday" : c'est par ces mots que le chef de l'État a, le premier, rendu hommage mercredi matin au rocker. "Tout le pays est en deuil", a ajouté Emmanuel Macron. Une tristesse exprimée par la classe politique. À l'Assemblée nationale, les députés ont fait une standing ovation au chanteur. Mercredi soir, Brigitte Macron s'est rendue chez les Hallyday.

  • Le président Emmanuel Macron a réagi en premier à l'annonce du décès de Johnny, affirmant que "tout le pays est en deuil". "On a tous en nous quelque chose de Johnny Hallyday". "Il était le bad boy qui chantait l'amour, le rocker sentimental qui défiait Gabrielle ou Sarah, le cœur tendre allant de conquêtes en déchirures. Nous avons souffert et aimé avec lui."  

    L'Elysée a fait savoir que le président Macron et son épouse assisteront aux obsèques de Johnny Hallyday. "Il est impossible de dire pour le moment" si un hommage national sera rendu au chanteur, sa famille devant être "consultée avant toute chose", a-t-on précisé.

    Brigitte Macron, épouse du chef de l'État, s'est rendue mercredi au domicile de Johnny Hallyday à Marnes-la-Coquette, en banlieue parisienne, pour se recueillir auprès de sa femme Laeticia, a fait savoir l'Élysée. Elle est arrivée discrètement vers 17H15. Le Président est actuellement en déplacement en Algérie.

  • Assemblé nationale : Des applaudissements ont retenti mercredi après-midi dans l'Hémicycle en hommage à Johnny Hallyday, le Premier ministre Edouard Philippe saluant "un artiste exceptionnel" dont la disparition provoque "une émotion très vive" en France. Avant les questions au gouvernement, le président de l'Assemblée François de Rugy a affirmé depuis le perchoir qu'"à l'image des Françaises et Français, nous avons tous en nous quelque chose de Johnny Hallyday", écho à la formule d'Emmanuel Macron. La quasi totalité des députés et les ministres se sont alors progressivement levés pour applaudir debout.

  • Édouard Philippe, Premier ministre, à l'Assemblée : "Notre hémicycle représente le peuple français. Lorsqu'il est ému, il est normal que l'émotion teinte les débats de cet hémicycle. Je suis né en 1970, bien après que Johnny Hallyday a commencé à chanter. Et pourtant, toute ma vie, et probablement toute la nôtre, toute la vôtre, nous avons entendu et vu cet artiste exceptionnel qui a su séduire, conquérir des nouveaux publics, se renouveler, investir des champs très variés dans la chanson, au cinéma et au théâtre."
     
  • Françoise Nyssen, ministre de la Culture

     
  • François Hollande, ancien président de la République et amateur de chanson française : "Johnny est parti dans la nuit. Nous aurions tellement aimé le retenir. Chacun se sent un peu seul aujourd'hui", a-t-il dit dans un communiqué, saluant dans l'interprète de "Retiens la nuit" "un élément de notre patrimoine musical national".
     
  • Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, est venu rendre hommage vendredi au chanteur au funérarium du Mont-Valérien. "C'est un pan entier de nos vies qui disparaît", a-t-il déclaré, visiblement ému, à la presse. "C'est un personnage qui comptait dans la vie des Français. Et ça laisse un grand vide. Pour beaucoup de gens, il représentait l'idée du bonheur", a ajouté celui qui avait marié Johnny et Laeticia à Neuilly-sur-Seine en 1996.
     
  • Alain Juppé, le maire LR de Bordeaux  a lui aussi emprunté aux paroles chantées par Johnny Hallyday pour lui rendre hommage d'un "Que je t'aime! Que je t'aime!". "Que de souvenirs avec Johnny! Aux côtés de Jacques Chirac. Ici à Bordeaux au stade Chaban, ou bien encore il y a quelques mois au Grand stade avec les Vieilles Canailles."
     
  • Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste français

     
  • Marine Le Pen, présidente du Front National

     
  • Roselyne Bachelot, ancienne ministre

     
  • François Bayrou, président du MoDem
         

  • Benoît Hamon, ancien candidat socialiste à la dernière présidentielle

     
  • Un début de polémique sur les réseaux sociaux est venu ternir le tableau d'ensemble, après un tweet moins élogieux du porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière: "La triste mort de #JohnnyHalliday ne doit pas nous faire oublier le nouveau mauvais coup qu'ils (le gouvernement, ndlr) nous préparent (prochaine cible : le SMIC)".
    Le tweet, retiré quelques dizaines de minutes plus tard, s'est attiré les foudres des internautes, dont la porte-parole des députés LREM, Aurore Bergé, qui a lancé "Vous n'avez jamais honte?!". "Johnny Hallyday est entré dans notre intimité. Il est lié à nos vies. Il n'en sortira pas", a aussi tweeté Aurore Bergé, manifestement émue.

Par Culturebox (avec AFP)

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