Etienne Daho (2017)
Etienne Daho (2017) © Philippe de Poulpiquet / t: PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Etienne Daho électrise les Nuits de Fourvière pour la première de sa tournée

Publié le 12/06/2018 à 12H31

Etienne Daho a lancé sa tournée lundi soir aux Nuits de Fourvière à Lyon, où il a offert un concert électrique, psychédélique, généreux, où son public a reconnu le statut de parrain de la pop française qu'on lui confère.

Détendu et efficace

Comme s'il n'en revenait toujours pas de recevoir vivats, baisers et autres témoignages d'amour de la part du public, Etienne Daho a eu du mal à quitter la scène du théâtre antique plein à craquer. Et il n'y avait rien de feint dans sa gratitude mêlée de cette timidité qui le rattrapait soudain, au terme de sa prestation.

"Il n'a jamais été aussi détendu avant un concert, surtout pour une première", soulignait son entourage en coulisses. Apparaissant sur scène, gilet noir sur chemise grise, pince de métal ajustée sur la cravate noire, et en guise d'accessoires un bracelet en cuir clouté et un bandana gris sortant d'une poche de pantalon, il a lancé le concert avec "Les filles du canyon" qui ouvre son dernier album "Blitz" paru en novembre.

Etienne Daho : "Les Flocons de l'été"

Des arrangements ciselés

Après cette ouverture, il a enchaîné sur le classique qu'est "Le grand sommeil", dans une emballante version psychédélique qui caractérise son actuelle période. Puis c’est "Le jardin", chanson dédiée à Jeanne sa sœur disparue en 2016, ponctuée d'un "whou!" libérateur après l'émotion.

Ce qui frappe d'emblée dans ce début de concert, et ne quittera plus la scène, ce sont tous ces arrangements soignés qui ont eu pour résultat d'avoir dépouillé et modernisé certains titres, tels le vieux hit disco-pop "Sortir ce soir" ou "Poppy Gene Tierney" et sa ritournelle cold wave.

Après ce début en trombe, une accalmie s'imposait avec "Comme un boomerang", sa reprise de Serge Gainsbourg, et surtout l’enchaînement de "Week-end à Rome" avec "Les flocons de l'été", comme si ces deux chansons, 33 ans de distance, étaient écrites pour se répondre.

Daho s'est ensuite engouffré dans son tunnel à tubes : "Des attractions désastres" en mode rock, "Tombé pour la France" sur laquelle Fourvière a été pris de fièvre et de danse, "Epaule tattoo" ou encore "Bleu comme toi" qui démontrent à quel point ce que Daho a offert à la pop française.

Preuve qu'il ne craignait décidément rien et surtout pas de finir en beauté, avec l'apaisant "L'ouverture". Avant un rappel surprenant et réjouissant, avec "Après le blitz" et ses cloches à la Pierre Henry, et un bel inédit intitulé "Summertime".

Il était ensuite temps de partir, mais Etienne Daho s'est fendu d'un "Duel au soleil" a capella avec le public. Généreux jusqu'au bout. Comme il le sera samedi à Lille, à Montreux (29), à Paris (7 juillet), à Biarritz (22) ou encore à Saint-Malo (17 août), avant de poursuivre sa tournée d'octobre à décembre

Par Culturebox (avec AFP)

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