Défilé Victoria Beckham en février 2018
Défilé Victoria Beckham en février 2018 © JP Yim / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Victoria Beckham et Burberry, les stars de la Fashion Week de Londres

Mis à jour le 16/09/2018 à 9H55, publié le 14/09/2018 à 14H18

Deux moments forts vont ponctuer la Fashion Week de Londres consacrée aux collections printemps-été 2019 qui se déroule du 14 au 18 septembre. Victoria Beckham, qui fêtera les dix ans de sa marque en y défilant pour la première fois, et Riccardo Tisci, le nouveau designer star de Burberry.

Elle fait des débuts à New York en 2008 sous les regards intrigués des spécialistes de la mode curieux de voir de quoi était capable l'ancienne Spice Girl. Dix ans plus tard, c'est une styliste respectée par ses pairs, à la tête d'une entreprise évaluée à 100 millions d'euros par la presse spécialisée, qui présentera pour la première fois dans son pays natal. "Il y a dix ans, lorsque Victoria Beckham a commencé, beaucoup ne la voyaient que comme une énième célébrité poussée par l'envie de faire de la mode", dit Andrew Groves, professeur de mode à l'Université de Westminster. "Mais à force de travail et de détermination, elle a prouvé que ses détracteurs avaient tort".

Victoria Beckham autumne-hiver 2018 à New York

Se sachant attendue sur ses terres, la créatrice de 44 ans, spécialiste du chic et sobre, a fait monter le buzz cette semaine en louant le mythique écran publicitaire de Piccadilly Circus, une manière d'afficher aux yeux de tous sa réussite - et de réaliser un rêve d'enfant. "Quand j'étais petite, mes parents (...) nous faisaient toujours faire le tour de Piccadilly Circus. Je regardais en l'air en me disant : Ce serait génial d'y avoir mon nom en pleine lumière", a-t-elle confié au quotidien The Telegraph. 

Premier défilé de Riccardo Tisci pour Burberry

L'autre moment fort sera la première collection de Riccardo Tisci pour Burberry. Le designer italien, ex-Givenchy, a pris en mars la succession de Christopher Bailey. Son arrivée traduit la volonté de renouvellement de la maison britannique, reprise en main en 2017 par Marco Gobbetti sur fond de résultats économiques moroses. Burberry compte sur le créateur de 44 ans, spécialiste du streetwear de luxe, pour renforcer sa présence dans le très haut de gamme. "Tisci semble le choix idoine pour Burberry", analyse Naomi Braithwaite, professeure de mode à Nottingham Trent University. "Il n'a pas peur de prendre des risques créatifs et d'innover, des caractéristiques qui sous-tendent la philosophie de Burberry ces dernières années".

Originaire de Tarente (Italie), diplômé de l'école de mode londonienne Central Saint Martins, Riccardo Tisci a déjà commencé à imprimer sa marque en dévoilant récemment sur Instagram le nouveau monogramme de Burberry : un "B" blanc entrelacé de rubans rouges formant les initiales de Thomas Burberry, qui avait fondé la maison en 1856. Pour l'anecdote, le défilé aura lieu le 17 septembre à 17H locales, le 17 étant le chiffre fétiche du designer, qui avait quitté sa famille à l'âge de 17 ans pour se lancer dans la mode.

Toujours de jeunes talents

Outre ces deux rendez-vous, cette semaine de la mode propose son habituelle légion de jeunes talents, à commencer par Jonathan Anderson. Le directeur artistique du maroquinier de luxe Loewe, considéré comme l'un des plus doués de sa génération, présentera la ligne de sa propre marque, J.W. Anderson. Les fashionistas pourront découvrir également, la première collection de la Britannique Alexa Chung, la "it-girl" mannequin, chroniqueuse, présentatrice télé, Instagrammeuse....

Pas de fourrure animale

Cette Fashion Week londonienne devrait ravir les militants des droits des animaux, puisque aucune fourrure d'animal ne sera utilisée pendant les cinq jours de défilés, reflétant l'évolution du secteur face à un public toujours plus sensible au bien-être animal.

Stephanie Phair, la présidente du British Fashion Council, organisateur de la Fashion Week, a évoqué l'imminence du Brexit, prévu le 29 mars, et souligné l'importance d'y "préparer" les entreprises du secteur, notamment via un "dialogue constructif" avec le gouvernement britannique. Préoccupé, comme tous les autres pans de l'économie britannique, par la sortie de l'UE, le secteur de la mode emploie 890.000 personnes au Royaume-Uni et contribue à hauteur de 32 milliards de livres (36 milliards d'euros) aux richesses du pays.

Par Culturebox (avec AFP)

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