Michel Houellebecq à Barcelone le 28 avril 2015
Michel Houellebecq à Barcelone le 28 avril 2015 © Andreu Dalmau / Efe / Sipa

Michel Houellebecq va sortir un nouveau roman en janvier

Mis à jour le 11/10/2018 à 14H34, publié le 11/10/2018 à 11H06

L'écrivain Michel Houellebecq sortira un nouveau roman en janvier, quatre ans après la publication de "Soumission", son dernier roman publié le jour même des attentats contre Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015.

"C'est un roman. Je l'ai fini, là. Vous saurez en janvier", a confié l'écrivain interrogé sur Europe 1 alors qu'il recevait le prix Château La Tour Carnet pour l'ensemble de son œuvre.

Michel Houellebecq, 62 ans, qui s'est marié en septembre avec Qianyum Lysis Li, jeune femme d'origine chinoise, n'avait plus écrit de roman depuis 2015, préférant se consacrer à la poésie et à la photographie.

Mes romans "peuvent changer la vie des gens", estime Houellebecq

Le célèbre écrivain, auteur entre autres des "Particules élémentaires" (1998) et de "La Possibilité d'une île" (2005) a estimé que ses romans peuvent "changer la vie des gens s'ils décident d'un coup que ce monde leur est insupportable".

"Mes livres peuvent rendre inaptes à la vie", juge-t-il aussi

"Mes livres peuvent rendre inaptes à la vie. Ça peut provoquer des ruptures dans un cours de vie", a-t-il aussi mis en garde sur Europe 1 avant d'ajouter : "Je ne vais pas m'en excuser, car j'ai eu ça, moi aussi, avec des livres comme +Les fleurs du mal+, ou ceux de Dostoïevski". "C'est une responsabilité lourde d'écrire des livres et je ne veux m'y soustraire. C'est une activité sérieuse", a-t-il assuré.  

Un essai décrypte les raisons du succès de Michel Houellebecq

Ces jours-ci paraît par ailleurs un essai de 300 pages dans lequel une spécialiste de la littérature du XIXe siècle analyse les raisons du succès de Michel Houellebecq. Dans "Houllebecq, l'art de la consolation" (Stock), Agathe Novack-Lechevalier décrypte l'univers littéraire de l'auteur des "Particules élémentaires" et analyse sa réputation sulfureuse. Selon elle, les ouvrages de Houellebecq ont le don de "consolation" auprès des lecteurs. 

"On colle volontiers à Michel Houellebecq l’étiquette d’écrivain cynique et dépressif. Il me semble pourtant assez improbable que les gens se précipitent pour acheter une littérature purement “déprimiste”", écrit Agathe Novack-Lechevalier. 
 
"Lire Houellebecq, c’est faire l’épreuve d’une résistance au monde contemporain, c’est percevoir ce lien qui par le rire et l’empathie défie l’“effacement progressif des relations humaines” ; c’est surtout comprendre pourquoi la poésie peut seule triompher de la désolation qui est notre lot commun. Contre la souffrance, une seule consolation possible : la littérature."

Au début de l'essai, l'auteur raconte avoir croisé Houellebecq et lui avoir parlé de l'ouvrage sur lequel elle travaillait. Et plus précisément de son titre, qu'elle avait déjà en tête, "Houllebecq, l'art de la consolation". Il lui aurait répondu. "Vous savez Agathe, il y a un morceau de Liszt, que j’ai beaucoup écouté à une époque, et dont le titre complet est, enfin si je me souviens bien, Consolation – prière aux anges gardiens. Je crois que j’ai peu entendu de choses aussi belles. Si c’est cela, ce que vous appelez la consolation, alors oui, je suis d’accord."

Par Culturebox (avec AFP)

Aimez notre page Facebook
pour suivre toute
l'actualité culturelle