Jean d'Ormesson présente son livre autobiographique "Je dirai malgré tout que cette vie fut belle" (Gallimard, 2016)
Jean d'Ormesson présente son livre autobiographique "Je dirai malgré tout que cette vie fut belle" (Gallimard, 2016) © Remi WAFFLART/MAXPPP

Jean d'Ormesson en 10 livres

Mis à jour le 05/12/2017 à 13H54, publié le 05/12/2017 à 12H57

Le romancier et académicien Jean d'Ormesson est mort cette nuit à l'âge de 92 ans. Des romans, des romans historiques, des essais philosophiques, du théâtre... Retour sur 10 livres choisis dans la quarantaine de livres de tous genres écrits au cours d'une vie d'écrivain longue de 60 ans.

1
"L'amour est un plaisir", roman (Julliard, 1956)
Son premier, qui raconte les vacances de trois jeunes hommes amoureux de la même jeune fille, Bénédicte. 
2
"Au revoir et merci", essai (Julliard, 1966)
Le succès tardant à venir, voire des échecs, Jean d'Ormesson écrit  "Au revoir et merci" en 1966 pour dire au revoir à la littérature. Le livre a été réédité chez Gallimard dix ans plus tard
3
"La Gloire de l'Empire" (Gallimard,1971)

"La Gloire de l'Empire", publié en 1971 est le premier gros succès de Jean d'Ormesson en librairie. Jean d'Ormesson y fait le pastiche dans ce roman des récits d'historiens, en imaginant l'histoire d'un empire, qu'il situe quelques siècles avant la naissance du Christ. Avec ce livre, Jean d’Ormesson reçoit le Grand Prix du roman de l’Académie française. En 1973, à 48 ans, il entre à l'Académie française au fauteuil de Jules Romain et devient le plus jeune membre de l'institution.

4
"Mon dernier rêve sera pour vous", biographie (Jean-Claude Lattès, 1982)
Jean d'Ormesson vouait une passion sans mesure pour Chateaubriand, disant se replonger régulièrement dans "Les Mémoires d'outre-tombe". Il publie en 1982, "Mon dernier rêve sera pour vous", une "biographie sentimentale" de Chateaubriand, "son maître". En 1988, il signe également l'album Chateaubriand dans la Pléiade.
5
"Histoire du Juif errant", roman (Gallimard, 1991)
À Venise, au pied de la Douane de mer, en face du palais des Doges et de San Giorgio Maggiore avec son haut campanile, deux jeunes gens qui s'aiment vont écouter, le soir, un personnage surprenant qui porte beaucoup de noms... Ses récits les emportent, à travers l'espace et le temps, dans un tourbillon d'aventures, où ils croisent des personnages de l'histoire comme Stendhal ou Christophe Colomb... 
6
"Presque rien sur presque tout", roman philosophique (Gallimard, 1996)
La philosophie est une dimension que l'académicien a glissée dans quelques-uns de ses ouvrages, comme celui-ci, où il s'interroge sur la place de l'homme dans le monde. Dans "C'est une chose étrange que la fin du monde" (Robert Laffont, 2010), il s'interrogeait sur les origines de la vie.
7
"Une autre histoire de la littérature française", essai (Gallimard, 1997)
"En un temps où les livres sont contestés et menacés par la montée de quelque chose d'obscur qui ressemble à la barbarie, cette histoire de la littérature n'a pas d'autre ambition que d'inviter le lecteur à en savoir un peu plus sur les œuvres passées ici en revue", voilà comment Jean d'Ormesson, parlait lui-même de cette "autre histoire de la littérature française", qui présente en quelques mots les écrivains et leur œuvre, les situe dans leur temps , et "tâche de leur rendre, sous la rouille, leur jeunesse et leur nouveauté".
8
"Un jour je m'en irai sans avoir tout dit", roman (Robert Laffont, 2013)

"Un jour je m'en ira sans avoir tout dit" est un "roman de société, dans lequel Jean d'Ormesson explore le monde d'aujourd'hui, sans oublier d'y glisser un peu d'amour, et de philosophie.

9
"Comme un chant d'espérance", essai (Editions Héloïse d'Ormesson, 2014)

Spectateur émerveillé par le monde, Jean d'Ormesson invite le lecteur avec ce "chant d'espérance" à se promener avec lui, à contempler les merveilles de la vie, à lever le nez vers le ciel, pour comprendre les origines de l'univers ou tenter de débusquer Dieu. Il dresse même la liste de ce qui dans la sienne lui a donné le sentiment d'une manifestation de Dieu : "Rome entière", "presque tout Schubert", "une descente à ski, au printemps, de la Maurienne vers l'Italie" ou "la mort de ceux qu'on aime"…

10
"Je dirai malgré tout que cette vie fut belle" (Gallimard, 2016)

Si Jean d'Ormesson a glissé de lui-même dans presque tous ses livres, celui-là est l'autobiographie officielle. Il le fait sous la forme d'un procès qu'il s'intente à lui-même. Un livre dans lequel il chante son amour de la vie.

 Le dernier
"Et moi, je vis toujours" (Gallimard, 2018)

Jean d'Ormesson laisse un cadeau a ses lecteurs : son dernier livre, "Et moi je vis toujours", comme un dernier clin d'oeil du facétieux académicien, paraîtra début février 2018. Un "roman monde" dans lequel le narrateur vole d’époque en époque et "ressuscite l’aventure des hommes" et leurs grandes découvertes. "Cette vaste entreprise d’exploration et d’admiration finit par dessiner en creux, avec ironie et gaieté, une sorte d’autobiographie intellectuelle de l’auteur", annoncent les éditions Gallimard.

Par Laurence Houot

@LaurenceHouot

Journaliste, responsable de la rubrique Livres de Culturebox

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