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Quarante ans après Astrapi permet toujours aux enfants d'apprendre en s'amusant

Mis à jour à 15h43, publié le 06/08/2018 à 15H42

Astrapi, magazine du groupe Bayard qui fête ses 40 ans cette année, s'est fait une place dans la presse jeunesse en mêlant actualités, gags, BD et bricolages. Un peu moins connu qu'Okapi et Phosphore, il reste néanmoins un incontournable parmi les magazines pour enfants.

Pour fêter ses quarante ans, Astrapi propose toute une série d'événements en 2018 : numéro surprise, animations au festival pour enfants du Grand-Bornand fin août, et un "Live magazine" à Paris et Bruxelles, où l'équipe raconte sur scène les coulisses de sa fabrication. En 1978, le tout premier numéro offrait à ses lecteurs un château-fort à découper. Quarante ans plus tard, ils peuvent jouer avec "une télécommande à parents" ou monter un babyfoot en carton.
 
Destiné aux 7-11 ans, Astrapi a été lancé par Bayard Presse pour séduire les enfants trop âgés pour son magazine Pomme d'Api et pas assez pour Okapi, et leur permettre d'"apprendre en s'amusant". Les membres de la rédaction passent un ou deux jours par an en immersion dans une école, une "observation muette" pour "voir ce que les enfants comprennent et ce qui les intéresse, car on est obligé de se mettre tout le temps à niveau", précise Gwénaelle Boulet, la rédactrice en chef.
 
Et il n'y a pas de sujet tabou : le magazine a notamment traité les attentats de Paris ou la crise des migrants, avec des suppléments réalisés avec l'aide de psychologues. Outre les seize permanents du magazine, une centaine d'illustrateurs collaborent à Astrapi chaque année.

 

Toujours en pleine croissance

Vendu à 70.000 exemplaires tous les 15 jours, Astrapi est distribué à 90% par abonnement. En 2016, l'équipe a lancé une nouvelle formule pour relancer les abonnements, en perte de vitesse: "on voulait qu'il y ait plus d'enfants dans nos pages, plus de recommandations entre pairs et d'interactions", raconte Gwénaelle Boulet. 
 
A l'heure des réseaux sociaux, le magazine quadragénaire donne aussi davantage de place à la photo. Résultat : la diffusion a progressé de 17%. "On fait très attention à la mixité dans les illustrations car notre lectorat est 50% féminin, 50% masculin. Pas seulement pour la parité mais aussi pour éviter les clichés : les filles ne sont pas uniquement représentées avec une jupe et des cheveux longs", poursuit-elle.

Par Culturebox (avec AFP)

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