Les poupées du temple ...
Les poupées du temple ... © Paula

Voir Petra et partir... Les carnets d'ailleurs de Marco & Paula #169

Mis à jour le 26/07/2018 à 11H07, publié le 11/07/2018 à 8H56

Le compte à rebours s’est déclenché. Paula ne quittera pas la Jordanie avant…

Jordanie. 20ème jour 

 ☞ D’avoir bu à la source sacrée, celle d’un prophète, je crois, mais je n’ai pas bien écouté. J’ai apprécié la simplicité et surtout la fraîcheur du mausolée, nettement moins l’eau que j’ai vaguement goûtée vu qu’un quidam y trempait ses deux pieds pour mieux remplir ses bidons. Mon souvenir de l’eau de Lourdes était bien trop lointain pour une quelconque comparaison mais l’effet fut similaire: rien.

Boire à la source ...  © Paula Boire à la source ...  © Paula

Paula ne quittera pas la Jordanie avant ...

☞ D’avoir vu Petra. Là, peu à dire de plus que tous les récits de voyageurs, touristes et amateurs. C’est juste aussi impressionnant que ce que j’avais imaginé. Toute cette industrieuse énergie concentrée à contrer la fragilité du monde, à parier sur l’immortalité sert aujourd’hui l’économie du pays, pourquoi pas ? Au pied d’un temple, une assemblée de poupées semble commenter le défilé des touristes extasiés et quelque peu harassés de chaleur, pourtant bien en deçà des 50°C annoncés.
 
☞ D’avoir pris un chemin de traverse. Si le voyage de l’aller avait été d’une monotonie bienvenue en ces heures matutinales, nous sommes revenus par la route de l’ouest qui ignore le désert et depuis Petra, dévale les pentes et s’engouffre dans la vallée du Jourdan pour aboutir à la Mer Morte. Un car souffrirait des virages trop convexes de cette route et nous n’y croisons que des voitures de Jordaniens venus pique-niquer à l’ombres des rochers. En sortie de virage, un abri plus ou moins bédouin offre une vue fantastique et il y a du thé. Trois hommes sont déjà installés et nous bavardons pendant près d’une heure. Ils sont chasseurs dilettantes, amateurs de ces montagnes et de week-ends loin de leur famille. L’un d’entre eux me montre des photos prises en hiver quand l’eau déboule de partout. Il a le goût des beaux cadrages. Le premier quart d’heure, je prends plaisir à découvrir sa Jordanie. Après, je me lasse. Visionner des photos sur un écran de téléphone, fût-il qualifié d’intelligent, est aussi ennuyeux que la soirée diapo du voyage en Inde de la tante Paula, qui au moins se faisait dans une obscurité douillette.

La femme de Loth © Paula La femme de Loth © Paula

  ☞ D’avoir découvert la Mer Morte et saluer la femme de Loth que d’aucuns situent en Israël mais pas les Jordaniens qui la revendiquent tranquillement, et tant pis si le Mont Sodome, sur le rivage occidental, est à peine visible dans le lointain.  
 
Jours J-15 à J-1
 
☞ De réécrire un projet, pensé l’an passé puis abandonné, faute d’accord du Ministère de l’éducation. Même si les confortables fonds propres de l’ONG pour laquelle je travaille nous laissent une certaine indépendance, nous ne pouvons bien sûr pas intervenir sans l’accord des institutions jordaniennes. En 2017, le ministère voulait avant tout des constructions de bâtiments pour accroître son offre éducative. Bien que porté par la Direction régionale avec laquelle nous l’avions préparé, notre projet n’a pas plus à l’autorité centrale: trop localisé et plus concentré sur la demande éducative (réduire l’abandon scolaire dans les familles de réfugiés) que sur l’offre. La décentralisation, inscrite dans les textes, n’est pas encore une réalité.
 
☞ D’achever ou presque tous les chantiers commencés depuis mon arrivée comme le nouveau règlement intérieur, la signature d’un accord avec un partenaire des Nations Unies, la stratégie 2019 et une foultitude de petites choses qui font le quotidien chargé d’une chef de mission.

Mon carton d'invitation ... © Paula Mon carton d'invitation ... © Paula

Jour J-5

☞ De participer au 14 juillet mais cela sera dans quelques jours. J’ai reçu mon carton d’invitation, assez stupéfaite par le nombre de sponsors de notre sauterie nationale. J’espère que le champagne sera bon et surtout que les fromages seront variés. Je n’en peux plus de manger du cheddar sous plastique ou du labné, un fromage frais local, "intéressant" mais pas assez pour casser trois pattes à un canard.
 
  Tout Nomad's land
 
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Par Marco et Paula

@desmotsdeminuit

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