"Moto-Cross" la nouvelle création de la danseuse chorégraphe Maud Le Pladec
"Moto-Cross" la nouvelle création de la danseuse chorégraphe Maud Le Pladec © Eric Soyer

La danseuse Maud Le Pladec rend hommage à son père dans "Moto-Cross"

Mis à jour le 08/02/2018 à 13H22, publié le 08/02/2018 à 13H20

La chorégraphe et danseuse Maud Le Pladec présente actuellement "Moto-Cross". Une nouvelle création, autobiographique, conçue autour de l'enfance. Le spectacle est présenté en tournée en France, prochaine séance aux Subsistances de Lyon dans le cadre du "MOI de la danse".

Maud Le Pladec a deux casquettes en ce moment : nouvellement nommée à la tête du Centre Chorégraphique National d'Orléans, elle continue de vivre sa passion pour la danse sur scène. "Moto-Cross", sa dernière création, s'appuie sur ses propres écrits, des extraits de textes de l’écrivain Vincent Thomasset et la musique du DJ Julien Tiné. Un savant mélange pour une plongée dans ses souvenirs d'enfance.

Reportage :  H. Kerrien / I. Racine / J. Benard

https://videos.francetv.fr/video/NI_1180709@Culture

La danse comme autofiction 

Sur le ring de "Moto-Cross", Maud Le Pladec est seule, vêtue d'un casque et d'une combinaison de motard qu'elle délaisse progressivement. Musique pop années 80, le DJ Julien Tiné présent sur le plateau la guide et la fait parler. Comme pour tout ce qu'elle entreprend, elle se donne à fond dans ce nouveau projet. En 50 minutes à peine, "Moto-Cross" est une autofiction qui se dévore : un grand album photo où la mémoire se livre de manière brutale. "Ce récit de vie est aussi un hommage à mon père qui est décédé et qui ne m'a jamais vue devenir la danseuse que je suis aujourd'hui". 

© Eric Soyer © Eric Soyer

Moto-Cross parle de l’enfance, de l’intime, du politique et de l’émancipation sociale. La pièce évoque évidemment le motocross, qui était la passion de son père, mais aussi sa hantise : "J'accompagnais mon père sur ses compétitions à Saint-Brieuc jusque l'âge de mes six ans, et à mon adolescence je n'en pouvais plus et j'ai refusé d'y aller", confie la chorégraphe. 

La danseuse en tutu rose que je ne suis pas devenue

Mais Moto-Cross trouve également sa source dans une idée bien résumée par cette phrase-parabole : cette danseuse en tutu que la chorégraphe n’est jamais devenue. Et interroge des questions liées à la transmission, à l’héritage et à la construction sociale. 

© France 3 / Culturebox © France 3 / Culturebox


 Enfant, je danse sur les musiques pop de la disco-mobile de mon père, je suis peinte en tutu rose sur la portière de sa camionnette, je cours de galas en compétitions de moto-cross. Mon père aime la danseuse qu’il a fait peindre sur sa camionnette et j’aime que mon père l’aime. Je ne deviendrai jamais la danseuse en tutu rose peinte sur le C35 et pourtant, c’est bien grâce à elle que je danse

Moto-Cross - Maud Le Pladec

Tournée de "Moto-Cross" de Maud Le Pladec : 

- les 9, 10 et 11 février, au festival Le Moi de la danse, Les Subsistances, à Lyon.
- 4 mars : Concrete, au Pôle culturel d’Alfortville.  Dans le cadre de la Biennale de danse du Val-de-Marne :
- 8 mars : festival Concordan(s)e à la Briqueterie de Vitry-sur-Seine.
- 26 mars à La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc
- 30 et 31 mars : Moto-Cross, à la Briqueterie.
- 23 mai Pôle culturel d’Alfortville 


Par Odile Morain

@Culturebox

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