Performance du spectacle "5 Jours a l'épreuve du hasard" lors de l'ouverture de la Biac en 2017
Performance du spectacle "5 Jours a l'épreuve du hasard" lors de l'ouverture de la Biac en 2017 © BORIS HORVAT / AFP

3e Biennale internationale des arts du cirque en Paca : coup d'envoi vendredi

Mis à jour le 10/01/2019 à 10H00, publié le 10/01/2019 à 9H45

Coup d'envoi, vendredi 11 janvier, de la 3e Biennale internationale des arts du cirque (Biac) en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Du trapèze au spectacle équestre, la manifestation dépoussière les "traditionnelles" disciplines circassiennes à travers plus de 65 spectacles, dont une trentaine de créations mondiales.

D'Arles à Nice, de Briançon à Martigues, jusqu'au 10 février, 65 compagnies, dont 18 internationales (Allemagne, Suède, Finlande, Portugal, Brésil), proposeront des spectacles tout public dans 39 villes de la région. A Marseille, "coeur" de village, cinq chapiteaux seront dressés sur les plages du Prado. A travers 272 représentations le public pourra découvrir l'originalité du cirque contemporain qui brouille les frontières entre les disciplines et réinvente les traditionnels numéros. "Le cirque contemporain a une dramaturgie, un langage qui a été initié il y a 30 ans avec les créations des écoles de cirque et qui n'est plus transmis oralement par les familles de cirque", explique à l'AFP la co-directrice du festival Raquel Rache de Andrade.

"Fugue Trampoline - Variation N°4" de Yoann Bourgeois pendant l'ouverture de l'édition 2017 © BORIS HORVAT / AFP "Fugue Trampoline - Variation N°4" de Yoann Bourgeois pendant l'ouverture de l'édition 2017 © BORIS HORVAT / AFP

"Les spectacles sont plus artistiques, on est surpris, on ne sait pas ce qu'on va voir. Plus créatifs aussi, même s'ils gardent l'ADN du cirque qui est la prise de risque, la prouesse. L'effet "whaou" est toujours là", rassure Mme Rache de Andrade, elle-même ancienne acrobate. Un mélange des genres que le public pourra découvrir à Marseille à travers le spectacle "Lexicon" de la compagnie britannique "NoFit state circus" où s'entremêlent équilibre sur cannes, corde lisse et monocycle dans un jeux d'ombre et de lumière. La compagnie Aïtal a de son côté choisi d'introduire dans son spectacle contemporain, "Une Saison de cirque", des numéros traditionnels avec un clin d'oeil au film "La Strada" de Fellini.

"Un événement incontournable"

Autre exemple d'inventivité, après six années de conception, le public pourra prendre place à Cavaillon puis à Marseille dans le "Silo", une structure industrielle en tôle à quatre étages qui se transformera en puits aux images. Enfin, une exposition inédite à la Belle de Mai à Marseille, conçue par Raphaël Navarro et réunissant treize artistes de "Magie nouvelle", permettra de voir ce que l'on cache habituellement tout en "restant magique", promet la programmatrice.

"La Biac est devenue un événement incontournable pour les professionnels du monde entier", souligne Raquel Rache de Andrade, rappelant que l'édition 2017 avait attiré plus de 112.000 spectateurs. "C'est une vitrine qui permet aux artistes d'organiser leurs tournées et à nous de présenter des spectacles extraordinaires", ajoute-t-elle. Comme "Epifonima", un spectacle notamment de danse et de suspension capillaire, mis en scène par Tilde Björfors qui a gagné avec sa compagnie le prix Europe pour le théâtre, "une première pour une femme dans le cirque", se félicite Raquel Rache de Andrade.
 

Par Culturebox (avec AFP)

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