Metallica à Bercy vendredi 8 septembre 2017.
Metallica à Bercy vendredi 8 septembre 2017. © Jean-Baptiste Quentin / PQR Le Parisien / MaxPPP

Metallica a transformé Bercy en cocotte-minute avec un show puissant

Mis à jour le 12/09/2017 à 20H53, publié le 09/09/2017 à 11H03

Les quatre dieux du heavy-metal ont pris d'assaut Bercy vendredi soir avec leurs basses puissantes et leurs solos de guitare agiles et conquis sans forcer les 20.000 fans avec un show impressionnant et généreux, celui de leur WorldWired Tour. Metallica est de nouveau à Bercy dimanche et mardi 12 à la Halle Tony Garnier de Lyon.

Puissance intacte

Il y a un an pile, Metallica revenait après huit ans d'absence avec l'album "Hardwired... to Self-Destruct", qui marquait un retour au "thrash" de leurs débuts. Le groupe californien était bien décidé à poursuivre son règne sur le hard rock, mais encore fallait-il le démontrer en concert. 

Dans la cocotte moite et surchauffée de Bercy, les quatre Californiens, tous quinquagénaires et survivants de longues années d'excès en tous genres - il n'y a plus que des bouteilles d'eau sur scène pour les désaltérer -, ont prouvé qu'ils n'ont strictement rien perdu de leur puissance, de leur dextérité et de leur endurance.

Comme il en a pris l'habitude depuis 34 ans, Metallica s'offre une entrée épique sur le thème "Ecstasy of Gold", composé par Ennio Morricone pour "Le bon, la brute et le truand". La foule, index et petits doigts levés pour faire le signe des cornes du diable cher à Ozzy Osbourne (qui l'a popularisé), est déjà hystérique. "Hardwired" et "Atlas, Rise!", qui ouvrent le dernier album lancent également le concert, comme sur toutes les étapes de la tournée.

Une vidéo amateur du début du concert de vendredi avec "Hardwired"

 

James Hetfield salue le très jeune public

Le public connaît déjà par coeur ces morceaux pourtant récents. En son sein, sont rassemblés des fans du débuts et des convertis récents. Parfois de père en fils, à l'image de ce garçon de 12 ans à qui le guitariste-chanteur James Hetfield souhaite "la bienvenue dans la famille" de Metallica, ajoutant: "ton père est cool. A ton âge, je n'étais pas encore dans la fosse".
 
Sur la scène située en losange au centre de la salle, de façon à ce que le public placé de chaque côté puisse voir d'assez près ses idoles, le spectacle est total. Il est musical et dans l'attitude des héros du soir. Lars Ulrich, assis ou debout, est intenable à la batterie. Le bassiste Robert Trujillo joue de sa basse en marchant en canard, une allure qui rappelle celle de Gollum, le personnage du Seigneur des Anneaux.

A la six cordes, Kirk Hammett aligne les solos avec ses doigts dont la virtuosité a longtemps eu le prix du sang qui coule entre les cordes. Il offre même au public français un joli clin d'oeil en esquissant les riffs d'"Antisocial" le morceau culte de Trust.

Une vidéo amateur de "Blackened" à Bercy vendredi, où l'on voit bien les cubes écrans.

 

52 cubes écrans servent de décor sobre et malin

Quant à James Hetfield, il n'a cette fois pas chuté de son long dans une des quatre trappes ouvertes à chaque recoin de la scène, comme ce fut le cas à Amsterdam lundi. Quatre trous d'où émergent sur "Now That We're Dead" quatre cubes sur lesquels les quatre musiciens se prêtent à une séance de percussions aussi inattendue que réussie.   

Au dessus d'eux, la technologie est au diapason avec pas moins de 52 cubes-écrans qui descendent et remontent sur des câbles et proposent différents visuels, allant de la vidéo live façon caméra de surveillance, à des dessins de fans, en passant par des enseignes comme on peut en croiser au Strip de Las Vegas.

Alors que les deux heures de show approchent, les flammes surgissent, crachées en l'air à intervalles réguliers. Il est temps que l'enfer selon Metallica s'écrive avec les tubes historiques comme "One" et "Master of Puppets". Ou encore "Blackened", "Nothing Else Matter" et "Enter Sandman", déroulés en rappel.

Deuxième acte parisien dimanche, avant une troisième date française à Lyon mardi prochain. Entre temps, on peut toujours aller admirer les magnifiques affiches uniques d'une cinquantaine de dates de leur tournée aux Etats-Unis, exposées depuis jeudi à la galerie parisienne French Paper Gallery.

La setlist du concert de vendredi à Bercy
1.The Ecstasy of Gold (Ennio Morricone)
2. Hardwired Intro
3. Hardwired
4. Atlas, Rise!
5. Seek & Destroy
6. Leper Messiah
7. The Day That Never Comes
8. Now That We're Dead
9. Dream No More
10. For Whom the Bell Tolls
11. Halo on Fire
12. Last Caress (reprise des Misfits)
13. Creeping Death
14. Moth Into Flame
15. Sad but True
16. One
17. Master of Puppets
Rappel:
18. Blackened
19. Nothing Else Matters
20. Enter Sandman
 

Par Culturebox (avec AFP)

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