Bertrand Cantat revient avec un album solo, remous sur les réseaux sociaux
Bertrand Cantat revient avec un album solo, remous sur les réseaux sociaux © Cyril Sollier / PhotoPQR / La Provence / MaxPPP

Bertrand Cantat en couverture des Inrocks : Marlène Schiappa en colère

Mis à jour le 11/10/2017 à 15H20, publié le 11/10/2017 à 13H57

Marlène Schiappa, la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, a fustigé mercredi le retour médiatique de l'ex-leader de Noir Désir Bertrand Cantat, qui est en couverture des Inrocks pour la sortie de son premier disque solo, "Amor Fati". L'ex-ministre Laurence Rossignol s'est aussi indignée.

"Et au nom de quoi devons-nous supporter la promo de celui qui a assassiné Marie Trintignant à coups de poings ? Ne rien laisser passer", a réagi Marlène Schiappa sur son compte Twitter.

Le nom d'Orelsan également sur la couverture : Laurence Rossignol s'offusque
Laurence Rossignol, qui fut ministre des Familles de l'Enfance et des Droits des femmes entre février 2016 et mai 2017 dans les gouvernements Valls et Cazeneuve, s'est quant à elle également offusquée de la une accordée par l'hebdomadaire culturel à Bertrand Cantat. "Réunir sur une même couverture Cantat et Orelsan qui chante "je vais te marie-trintigner", il fallait oser. Honte à ce magazine", a-t-elle écrit sur ce même réseau social.
 
L'artiste de 53 ans pose en une de l'hebdomadaire qui titre "Cantat en son nom". Un CD d'une compilation intitulée "la bande-son de l'automne" est plaqué sur la couverture avec Orelsan en tête de liste de plusieurs autres artistes annoncés. Le rappeur français avait inventé et prononcé cette formule dans son titre "Saint Valentin" en 2009. Jugé trois fois pour provocation à la violence envers les femmes, il a été relaxé au bénéfice de la "liberté d'expression" l'an passé.

La réapparition de Bertrand Cantat secoue les réseaux sociaux
Comme lors de son premier retour en 2013 avec le groupe Détroit, la réapparition artistique et médiatique de Bertrand Cantat suscite des réactions véhémentes sur les réseaux sociaux, depuis le drame survenu à Vilnius à l'été 2003. Sa compagne d'alors, l'actrice Marie Trintignant avait succombé à ses coups après une violente dispute et Bertrand Cantat avait été condamné à huit ans de prison pour homicide.
 
Il en a purgé quatre, dont un en Lituanie, avant de bénéficier d'une libération conditionnelle en 2007. Depuis juillet 2011, son contrôle judiciaire a pris fin.

Il en a purgé quatre, dont un en Lituanie, avant de bénéficier d'une libération conditionnelle en 2007. Depuis juillet 2011, son contrôle judiciaire a pris fin.

Bertrand Cantat "accepte son destin"

Dans l'interview qu'il accorde aux Inrocks, Bertrand Cantat déclare à propos de cette période tragique : "C'est un trou noir. Et ça a tendance à tout absorber. Ça prend beaucoup de place, ça m'occupe chaque seconde. Mais on finit par retrouver un semblant de vie. Comme je ne connais pas le déni je ne m'échappe pas. Je reste très seul avec tout ça."
 
Avouant avoir "très vite pensé au suicide", il dit aussi "accepter son destin (...) Ca ne veut pas dire que je vis sans regrets, sans remords. Il m'a fallu tout prendre, assumer les conséquences de mes actes. J'ai toujours été d'une clarté totale sur l'acceptation de mon jugement, de ma condamnation". 
 
Son album solo "Amor Fati" sortira le 1er décembre. Vendredi dernier, un premier extrait a été dévoilé sur internet, intitulé "L'Angleterre", une chanson sur le Brexit, les migrants et les égoïsmes nationaux.
 
Sans surprise, cette annonce était un des sujets les plus commentés ce jour-là sur le réseau social Twitter, partagé entre réactions enthousiastes et scandalisées.

 

Par Culturebox (avec AFP)

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