Le rappeur Rohff au tribunal de grande instance de Paris, le 29 septembre 2017
Le rappeur Rohff au tribunal de grande instance de Paris, le 29 septembre 2017 © Aurélien Morissard / IP3 Press / MaxPPP

Rohff : quatre ans requis pour des violences dans la boutique de son rival Booba

Publié le 29/09/2017 à 18H35

Quatre ans de prison ont été requis vendredi à l'encontre du rappeur Rohff, jugé par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir violemment agressé des vendeurs de la boutique parisienne de son rival Booba, en groupe, en avril 2014.

Le 21 avril 2014, Rohff était entré accompagné de plusieurs hommes dans le magasin Ünkut, boutique "officielle" de la marque de vêtements fondée par le rappeur Booba, située dans le quartier parisien de Châtelet. Dans un déchaînement de violence d'à peine une minute, le groupe avait roué de coups un jeune vendeur en l'abandonnant dans un état critique, assommé un autre employé à l'aide d'une caisse enregistreuse et détérioré la boutique.

Dénonçant un "lynchage" sur fond de "haine" entre rappeurs sur les réseaux sociaux, le procureur a estimé que Rohff avait "prémédité" cette expédition punitive. La vidéosurveillance "permet de prendre la mesure de cette ultra-violence", l'une des victimes étant "laissée quasiment pour morte", a lancé celui qui représente l'accusation.

Rohff explique avoir "cédé à la colère" mais nie la préméditation

Collier de barbe, crâne rasé, l'artiste de 39 ans, de son vrai nom Housni Mkouboi, a expliqué à la barre avoir "cédé à la colère" dans la boutique de son ennemi juré Booba. Il a en revanche nié toute préméditation, assurant avoir "improvisé" sa visite dans la boutique pour demander les coordonnées du gérant afin que celui-ci "organise un rendez-vous" avec Booba, pour régler leurs "querelles".

Selon lui, les hommes qui l'accompagnaient étaient de jeunes fans qu'il venait de croiser dans la rue. Rohff, déjà condamné plusieurs fois, s'était présenté à la police quelques heures après les violences. Il avait passé deux mois en détention provisoire puis plusieurs mois sous bracelet électronique.

Le procureur a en revanche requis la relaxe de son ex-garde du corps, également jugé, en raison d'"incertitudes" quant à sa présence sur les lieux. Cet épisode dramatique avait marqué l'apogée des "clashes" répétés entre Rohff et Booba, figures du rap français. Le jugement devrait être mis en délibéré.

Par Culturebox (avec AFP)

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