Carla Bruni chanteuse (2013)
Carla Bruni chanteuse (2013) © LICHTFELD EREZ/SIPA

Carla Bruni sort vendredi "French Touch" un nouvel album en anglais

Publié le 05/10/2017 à 15H02

Carla Bruni a choisi l’anglais pour chanter sur son quatrième album studio, après quatre ans d’absence. Baptisé "French Touch" elle reprend sur ce nouvel opus des morceaux d’AC/DC, des Clash ou des Rolling Stones dans son style éthéré.

Carla Bruni : pochette de son 4e album, "French Touch" © Verre Carla Bruni : pochette de son 4e album, "French Touch" © Verre

Une langue faite pour chanter

Si l’italien est sa langue maternelle et le français sa langue de tous les jours, à son oreille, "L'anglais a un rythme et un tempo que n'ont pas les langues latines. C'est la langue naturelle pour chanter", estime la chanteuse de 49 ans, interrogé à une terrasse de Manhattan. En 2007, Carla Bruni avait déjà chanté dans la langue de Shakespeare, dans son deuxième album "No promises", qui contenait des poèmes mis en musique.

Carla Bruni : "Envoy the Silence" (clip)

"French Touch" "ne répond pas à une logique précise. J'ai fait toutes ces reprises dans la bonne humeur et également avec une grande modestie", explique l'ancienne top-modèle devenue chanteuse. Carla Bruni s'est entourée du producteur canadien David Foster, à l'origine de nombreux succès d'artistes comme Céline Dion, le groupe Chicagoou encore le chanteur italien Andrea Bocelli.

De politique, il n'est guère question dans son disque, sauf très à la marge. Quand elle reprend le tube "Enjoy the Silence" de Depeche Mode, l'ancienne première dame dit espérer plus de calme dans un monde chaotique, sans plus de référence à l'actualité. Elle livre surtout une version plus intime que le style électronique de l'originale, jouant à plein de sa voix légèrement voilée.

D'autres reprises incluent "Jimmy Jazz", un classique du groupe britannique The Clash que Carla Bruni dit avoir voulu orienter "dans une direction féminine". Au rayon des surprises : le goût de Carla Bruni pour la musique country, très populaire aux Etats-Unis. L'interprète de "Quelqu'un m'a dit" apporte une sensualité au "Crazy" de Patsy Cline, un classique du genre. "Pour moi, la country, c'est le blues blanc", confie-t-elle.

Carla Bruni : "Miss You" (clip)

Le féminisme en question

Quand elle reprend "Stand by your man" de Tammy Wynette, tube de 1968 vendu à plus de deux millions d'exemplaires mais controversé pour son incitation à pardonner à son mari ou à son fiancé car "après tout, ce n'est qu'un homme", elle se revendique féministe.

Les paroles de cette chanson - "Sois fière de lui/Après tout il n'est qu'un homme" - avaient été interprétées comme une acceptation des défauts masculins et une vision passéiste du rôle des femmes. Ce qui avait entraîné de virulentes réactions de la part des féministes. "C'est simplement la chanson d'une fille amoureuse", a relativisé Carla Bruni, qui a fêté cette année ses dix ans de mariage avec son "Raymond", alias l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy. "Si un homme la chantait, ce serait un peu macho, mais là il s'agit d'une femme, donc c'est son choix", persiste-t-elle.

Tammy Wynette : "Stand by your man" (TV américaine, 1968)

"Stand by your man" s'était invité dans la campagne présidentielle de 1992 aux Etats-Unis. Tout en soutenant publiquement son mari Bill, cible d'accusations d'adultère, Hillary Clinton s'était défendue d'être "ce genre de femme comme Tammy Wynette", avant de s'excuser ensuite.

"Je suis tout à fait féministe mais je trouve cette chanson cool. Je crois qu'on peut soutenir son mari et être féministe. Je ne vois pas de contradiction", estime la chanteuse, laissant derrière elle de précédentes déclarations qui avaient attiré les foudres des féministes.

Dans une interview réalisée au moment où elle quittait l'Elysée, Carla Bruni avait déclaré que les femmes de sa génération n'avaient pas "besoin d'être féministes". "Le féminisme était un combat - et c'est toujours un combat important -, mais ça ne signifie pas qu'on ne peut pas être mariée et heureuse avec un homme".

Par Culturebox (avec AFP)

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