Le groupe libanais Mashrou' Leila (2017)
Le groupe libanais Mashrou' Leila (2017) © ais KARIM SAHIB / AFP

Le groupe libanais "Mashrou' Leila" interdit en Egypte

Mis à jour le 26/09/2017 à 16H48, publié le 26/09/2017 à 16H41

Groupe arabophone le plus connu dans le monde, Mashrou' Leila ne sera pas autorisé à se produire de nouveau en Egypte, a annoncé le très conservateur syndicat des musiciens égyptien. Cette décision a été prise après un concert dans une banlieue chic du Caire vendredi dernier lors duquel des personnes ont brandi un drapeau arc-en-ciel LGBT de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre.

Au moins six personnes ont été arrêtées lundi et doivent répondre des chefs d'accusation suivants: "indécence publique, incitation des jeunes à l'immoralité" pour avoir brandi le drapeau. Hamed Sino, leader du groupe libanais et ouvertement gay, est connu pour son engagement en faveur de la communauté LGBT.

En juin, la Jordanie avait également interdit à Mashrou' Leila de donner leur concert qui était prévu dans la capitale Amman à la suite de protestations de parlementaires conservateurs, mais avait finalement autorisé le groupe à se produire sur scène.

Mashrou' Leila : "Marrikh" (Live at AUB Assembly Hall)

Si la législation pénale égyptienne n'interdit pas l'homosexualité en, les hommes gays sont parfois arrêtés pour "incitation à la débauche" ou encore "mépris de la religion". En 2001, l'affaire dite du "Queen Boat" avait défrayé la chronique : 52 personnes avaient été arrêtées par la police dans un club gay. Plus récemment, en avril 2016, 11 hommes avaient été condamnés à des peines allant jusqu'à 12 ans d'emprisonnement pour "incitation à la débauche", provoquant l'indignation des chancelleries occidentales.

L'affaire du drapeau arc-en-ciel, symbole mondial de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre (LGBT), brandi lors du concert de Mashrou' Leila, a provoqué une vive polémique ces derniers jours à travers les médias et sur les réseaux sociaux, entre les conservateurs et défenseurs des libertés individuelles.

Par Culturebox (avec AFP)

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