Thelonious Monk en concert à Paris, Salle Pleyel, en décembre 1969
Thelonious Monk en concert à Paris, Salle Pleyel, en décembre 1969 © Eleonore Bakhtadze / AFP

Thelonious Monk aurait cent ans : Laurent de Wilde raconte un génie inclassable

Mis à jour le 10/10/2017 à 11H04, publié le 10/10/2017 à 8H30

Le 10 octobre 1917, naissait Thelonious Sphere Monk, pianiste et compositeur américain qui allait bousculer les conventions et marquer le jazz d'une empreinte indélébile. Pour célébrer ce centenaire, le musicien Laurent de Wilde, qui lui a consacré une biographie de référence, revient sur la vie et les contradictions d'un artiste qui, 35 ans après sa mort, hante et inspire encore le monde du jazz.

- Culturebox : Dans quel contexte familial, social, politique, Monk a-t-il grandi ?
- Laurent de Wilde : Thelonious Monk est né en Caroline du Nord, il est Noir, il vient d'une famille pauvre. Les parents vont se séparer. La mère va monter avec ses trois enfants à New York. Son père, resté en Caroline du Nord, souffre de problèmes mentaux et finira sa vie en hôpital psychiatrique. On imagine le New York de l'enfance de Monk extrêmement violent. S'il n'est pas ségrégationniste dans l'esprit des États du Sud d'où Monk est originaire, la ségrégation est bien présente. Monk habite dans un quartier noir, insalubre, il n'a pas une enfance heureuse. Malgré tout, il a une mère très aimante, très importante dans sa vie, qui sera un véritable paratonnerre dans sa jeunesse. Elle va lui donner les conditions d'étudier. Monk est un esprit très éveillé, très intelligent, il est très bon en maths et se retrouve dans le lycée de son quartier d'où sortiront beaucoup de grands scientifiques. Il a la chance d'être exposé à une culture universelle, qui n'est pas juste celle de son milieu et qui lui permettra de prendre un peu de hauteur sur le reste de son époque.

"'Round Midnight", un morceau de 1944, probablement le plus célèbre standard de Monk, joué par le quartet de Thelonious Monk lors d'un concert en Norvège en 1966. Avec Charlie Rouse (saxophone), Larry Gales (contrebasse), Ben Riley (batterie).

- Quelles sont ses grandes influences musicales ?
- Pour Monk, je pense que la tradition du piano Stride a une grande importance, avec des gens comme James P. Johnson qui ont défini une façon de jouer du piano, que Monk apprendra et dont il se servira pour jouer sa propre musique. Le piano Stride consiste à faire en alternance à la main gauche une note de basse et un accord. En musique classique, un compositeur comme Chopin en a fait ses choux gras. Cette école de piano Ragtime et Stride, c'est la musique dans laquelle Monk grandit. Dans les années 20, le jazz en est à ses débuts. Il y a aussi quelqu'un qui est très important dans l'histoire du jazz, qui s'appelle Duke Ellington et qui doit avoir 18 ans de plus que Monk. C'est drôle parce que Monk dira toujours qu'Ellington n'a eu aucune influence sur lui, mais je suis sûr que comme tous les autres musiciens de sa génération, il a entendu Ellington, il a travaillé Ellington. Il enregistrera même pour le label Riverside un album entièrement consacré à ses compositions tout en prétendant les découvrir pour l'occasion ! Duke Ellington, de son côté, aura toujours une position très bienveillante vis-à-vis de Thelonious Monk. Je pense que chacun entendait l'autre en lui-même et que ça leur causait peut-être plus d'inconfort que de plaisir ! À part quelques rencontres très cordiales, notamment au festival de Newport, leurs parcours musicaux ne se croiseront pratiquement jamais.

- Thelonious Monk a-t-il revendiqué des influences précises ?
- Monk a toujours eu une profession de foi extrêmement simple : il faut être soi-même. Dans ce domaine, peu de musiciens ont été autant "eux-mêmes" que Thelonious Monk l'a été, en dehors des cadres, des règles admises. C'est quelqu'un qui faisait vraiment des choses comme il l'entendait. Quand on lui pose la question de ses influences, il n'en donne pas. Il met en avant son parcours personnel et sa démarche particulière qui consiste à développer une technique pianistique qui correspond à ses morceaux. C'est ce qui fait qu'il est inimitable... C'est drôle, 2017 marque également le centenaire de Dizzy Gillespie, or on n'en parle beaucoup moins. C'est peut-être parce que Gillespie a été un ambassadeur du jazz extrêmement gai, enjoué, ironique, avec une langue très acérée sur les questions du racisme. En tant que compositeur, il a laissé quelques morceaux magnifiques. Mais la musique de Monk, 35 ans après sa mort, continue de hanter le monde du jazz de façon très active, sans qu'il ait d'héritier auto-proclamé. On retrouve des petites traces par-ci-par-là... C'est quelqu'un qui tire sa force du fait qu'on n'a l'impression qu'il ne vient de nulle part et qu'il ne va nulle part. Ou qu'il vient de partout et va partout !

Thelonious Monk Trio : "Blue Monk", extrait de l'album éponyme sorti en 1954 sur le label Prestige. Avec pour ce morceau Percy Heath (contrebasse), Art Blackey (batterie)


Dans la révolution du bebop, Monk est à la fois un moteur et une force extérieure qui stimule la transgression


- Monk est considéré comme l'un des musiciens qui ont bousculé et régénéré le jazz, rompant notamment avec la tradition des grands big bands pour s'exprimer dans des formations plus resserrées...
- Monk est au centre de la révolution du bebop, avec des musiciens comme Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Art Blakey, et un peu plus tard Miles Davis. Tous sont rassemblés autour d'une même esthétique musicale. Ce qui est intéressant, c'est que Monk n'a pas cette esthétique, il a un style extrêmement personnel. Il est à la fois au centre du jeu et sur une exoplanète très loin du Système solaire. Ce n'est pas la moindre de ses contradictions puisqu'il est en même temps un moteur très puissant : il y a le jeune Bud Powell, pianiste de jazz magnifique, qui est vraiment LE pianiste de bebop, qui apprendra le piano auprès de Monk, qui connaît ses morceaux par cœur et les joue de façon magnifique. En matière harmonique, il y a aussi Dizzy et Charlie Parker qui le fréquentent souvent et s'inspirent de lui, parce que justement, Monk est un peu extérieur, il les stimule et les pousse à sortir des limites qu'ils se donnent à eux-mêmes. Ils sont en train d'inventer le bebop qui va devenir une langue, une espèce d'esperanto avec sa grammaire et qui, en dix ans, sera parlé dans le monde entier.

Sans arrêt, Monk stimule la transgression, la surprise, le non-dit, les choses qu'on tient pour acquises et qui ne le sont pas... C'est un moteur à questions qui ne s'épuise jamais.

Votre définition du bebop ?

- C'est difficile de décrire une musique, de la faire entendre, avec des mots ! C'est un problème que je me suis posé quand j'écrivais mon livre sur Monk, alors que c'est beaucoup plus simple de mettre un disque et d'écouter ! Une des caractérisques du bebop, c'est les tempos rapides, une nouvelle dextérité dans ces tempos. Une façon de placer les accents dans les phrases qui est devenue, aujourd'hui, un lieu commun du jazz. C'est donc beaucoup d'accents, et ça explique l'appellation "bebop", comme une onomatopée. Pour moi, c'est une musique qui rebondit. C'est comme une balle de ping pong qui rebondirait inlassablement dans une boîte d'un centimètre cube et qui en explorerait tous les coins, toutes les faces à un rythme constant !

 

Un morceau typiquement bebop : "Eronel" (Monk, Idrees Sulieman, Sadik Hakim), extrait de l'album "Criss-Cross" sorti en 1963 chez Columbia, avec Charlie Rouse (saxophone ténor, John Ore (contrebasse), Frankie Dunlop (batterie)

 

Quand on écoute Monk, il faut accepter d'être surpris


- En quoi l'écriture et les compositions de Monk, sont-elles novatrices ?
- Parce qu'elles ne vont jamais où on les attend. Thelonious avait beaucoup d'humour. Récemment, j'ai été amené à considérer que les gens qui n'aimaient pas Monk étaient en fait assez résistants à l'humour. Quand on écoute Monk, il faut accepter d'être surpris et prendre la surprise pour une bonne chose. Souvent, quand on aime quelque chose, on n'aime pas que ça change, on aime bien le confort dans ses goûts. Monk est aux antipodes de ça. Dans ses compositions, il a développé ce système d'écriture qui fait qu'il n'est jamais là où on l'attend et que ça sonne quand même ! Ses mélodies sont souvent assez tarabiscotées, tout comme ses accords. Parfois, elles sont d'une belle et grande simplicité. Mais quand c'est tarabiscoté, on s'aperçoit que quand on veut le jouer à la façon du bebop, d'une façon standard, on a beaucoup de mal. Justement parce ce que n'est pas du bebop, c'est des morceaux de Monk. Et on comprend pourquoi, dans les improvisations sur ses propres morceaux, il cite inlassablement la mélodie. Parce que c'est ce qui tient tout le reste. Quand on commence à improviser sans entendre cette mélodie, effectivement, on entend toutes les aspérités.

C'est pourquoi, tout au long de sa vie, Monk choisit des solistes capables de jouer n'importe quoi et de gravir des escaliers dont les marches feraient 50 centimètres de hauteur ou 2 centimètres ! Ça demande des techniques très abouties. Des musiciens comme Sonny Rollins, Johnny Griffin, John Coltrane ont été enthousiastes à l'idée de jouer avec Thelonious : ça les poussait dans leurs derniers retranchements. Coltrane disait des morceaux de Monk que quand on ratait un accord, c'était comme si on tombait dans une cage d'ascenseur vide... Donc il faut être sûr de son ascenseur !

- Monk avait la réputation d'être un improvisateur hors pair, inclassable. Quel improvisateur était-il ?
- Toujours dans la surprise. Extrêmement abouti dans ses techniques de surprise, dans les sonorités qu'il utilise. On le reconnaît assez vite. Il a une signature sonore immédiate. Ça tient beaucoup à son travail technique : une façon de croiser les doigts, d'appuyer une note, d'en jouer deux en même temps, de donner l'impression qu'il joue plusieurs notes alors qu'il en joue peu... Tout cela est très réflechi, très travaillé. En général, quand ils travaillent à la maison, les boppeurs font des gammes, des exercices... Monk, lui, travaillait ses morceaux, he practiced playing, il s'entraînait à jouer, tout simplement. Quand il écrivait un morceau, il le jouait sans arrêt pendant deux semaines jusqu'à ce qu'il soit sûr que ce soit la bonne forme. Souvent, quand on écoute sa musique, on le croit très primesautier et imprévisible, alors qu'en fait, il a énormément travaillé cette technique, ce qui est admirable.

- Il était tout aussi surprenant sur scène. Il pouvait se lever de manière intempestive et se mettre à danser...
- Carrément ! Quand la musique était bonne, il s'arrêtait de jouer, il se levait et il dansait autour du piano, autour des musiciens, il était content, il avait atteint le nirvana. Sur certains documents, à la fin du solo d'un musicien, on le voit, alors que ça va être son tour de jouer, se précipiter vers son piano, se remettre à jouer alors qu'il est encore debout... C'est une façon de participer à la musique. Il pourrait accompagner au piano, mais finalement, on n'en a pas besoin. À la limite, les musiciens ont plus besoin de Monk qui danse que Monk qui joue du piano !

Thelonious danse pendant un solo, sur scène dans les années 60... Extrait du documentaire "Straight, no Chaser" (1988) réalisé par Charlotte Zwerin, produit par Clint Eastwood

- Sa gestuelle était également déroutante...
- Absolument. Il avait un jeu de jambes assez spécial qui, selon moi, s'explique par le fait qu'il a commencé à l'orgue d'église, avec pédalier. Il a pris l'habitude de jouer avec les quatre membres en même temps. Si un pianiste utilise des pédales, le pied reste statique. Alors que quand Monk joue, son pied est absolument partout. Quand Monk jouait au ping pong, il donnait l'impression d'être un peu lent, un gros nounours, mais il avait des coups supraluminiques ! Ça représente bien son attitude par rapport à la musique. Si on avait toujours l'impression qu'il était en déséquilibre, c'était un savant déséquilibre dont il sortait toujours par une incroyable cabriole.

- Quels sont les liens que Monk entretient avec les autres musiciens de sa génération ? Y a-t-il des rivalités ?
- Monk n'a aucun rival parce qu'étant inimitable et totalement unique, il n'a personne dans sa catégorie. Ça n'a jamais été le cas et ça ne le sera jamais. Il a des relations très cordiales avec ses collègues musiciens. Il était extrêmement considéré, admiré, respecté par les musiciens qui l'entouraient et qui lui ont succédé. Sa musique étant atypique, je pense qu'il a souffert pendant très longtemps du peu d'exposition qu'elle recevait, en comparaison avec celle de ses collègues du même âge. Je suis sûr qu'il en a éprouvé beaucoup de tristesse et d'amertume. Comme tous les artistes de sa génération, Monk voulait gagner sa vie avec sa musique et faire vivre sa famille. Il n'avait pas d'ambition particulière. C'est assez tard, au milieu de sa quarantaine, que les choses ont commencé à décoller pour lui, quand il a signé chez Columbia et a rejoint Miles Davis, Dave Brubeck, Charlie Mingus, Duke Ellington qui étaient les stars du label.

- Sa carière a-t-elle été pénalisée par l'interdiction qui lui avait été infligée de jouer dans les clubs de New York, à la suite de la découverte de drogue dans une voiture dans laquelle il avait pris place avec Bud Powell, en 1951 ?
- Cette interdiction a duré sept ans en tout. C'est beaucoup. Il a passé d'ailleurs un mois en prison à Rikers Island, à côté de Manhattan. À son époque, malheureusement, beaucoup de musiciens ont été confrontés à ces problèmes. Il est clair que les choses commencent à s'arranger pour lui en 1957. Il a déjà 40 ans et il a récupéré cette fameuse Cabaret Card, son permis de jouer à Manhattan. Il joue au club Five Spot avec John Coltrane qui est alors le nouveau musicien du moment. La file d'attente est interminable. Enfin, on peut aller écouter Monk à Manhattan, avec Coltrane ! Et là, effectivement, c'est l'explosion.

"Ruby, my Dear" (Monk), extrait de l'album "Thelonious Monk with John Coltrane", enregistré en 1957 et sorti en 1961 sur le label Riverside. Avec sur ce morceau John Coltrane (saxophone ténor), Wilbur Ware (contrebasse), Shadow Wilson (batterie)


Les boppeurs arrivaient sur la scène avec une volonté très affirmée de casser avec la génération d'avant.


- Comment la génération de Monk a-t-elle été perçue par les anciens ?
- Les boppeurs arrivaient sur la scène avec une volonté très affirmée de casser avec la génération d'avant. D'ailleurs, la rapidité des tempos joués était souvent utilisée comme repoussoir pour les vieux qui voulaient taper le bœuf et dont on ne voulait plus entendre parler ! Il y a en effet un rejet très fort. Par exemple, malgré tout l'amour et le respect qu'il a pour Louis Armstrong, Miles Davis ne supportera jamais son image de bon Noir qui sourit tout le temps, qui s'éponge le front et qui est gentil avec tout le monde. Pour les boppeurs, ce n'est plus du tout une image qui colle à leur expérience. Les boppeurs sont des révolutionnaires, ils sont fâchés. Ils reprennent des standards des comédies musicales de Broadway pour réécrire des mélodies par-dessus afin de récupérer ce qu'ils estiment leur appartenir. Alors que ces morceaux ont été piqués au Cotton Club, dans Harlem, par des compositeurs blancs qui ont gagné des millions en signant ensuite des comédies musicales, ceux qui ont inventé cette musique, les jazzmen afro-américains, eux, se trouvent en difficulté financière. La génération de Monk est assez antagoniste avec la précédente.

Malgré tout, Monk n'oubliera jamais que le grand saxophoniste Coleman Hawkins, son aîné de 13 ans, l'a sollicité pour son premier enregistrement. En retour, il l'invitera a jouer dans un album plus tardif pour Riverside. Quelques cadors de l'ancien monde ont quand même trouvé leur place dans le nouveau.

Le standard de Monk "In Walked Bud" dans la version chantée avec Jon Hendricks qui a écrit les paroles, sur l'album "Underground" sorti en 1968 chez Columbia, avec Charlie Rouse (saxophone ténor), Larry Gales (contrebasse), Ben Riley (batterie)


- Thelonious Monk a-t-il pris une part active au combat pour les droits civiques ?
- Monk n'a jamais affiché la moindre opinion, publiquement, sur la question du racisme. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y était très sensible puisqu'il la vivait au quotidien. Monk est plutôt un taiseux. Même quand il est devenu très connu, il n'a jamais utilisé son statut d'artiste pour faire avancer une cause politique. Je ne l'imagine pas écrire une ode à Martin Luther King, une ballade pour Malcolm X... Ça ne lui correspond pas. Je pense que c'est quelqu'un d'essentiellement solitaire dans l'histoire de la musique. Il est unique et enfermé dans son unicité. Je sais pourtant que ces questions lui tenaient à cœur et qu'il devait en discuter profusément avec ses amis et son entourage. Mais je pense qu'il avait déjà assez de mal à vivre à la fois psychiquement, affectivement, musicalement sur notre planète, étant un peu martien. Je pense qu'il aurait été très mal à l'aise à l'idée de parler au nom de quelqu'un d'autre.

- Monk a eu des éclipses au cours de sa carrière. Est-lié à ce mal-être psychique que vous évoquez ?
- Oui, Thelonious avait des problèmes graves qui l'ont conduit, au cours de son existence, à faire des pauses en hôpital psychiatrique où à l'époque, on essayait toutes sortes de choses, des électrochocs... Il a même été question de lui faire une lobotomie mais heureusement, on n'est pas allé jusqu'au bout ! Quand on connaît les antécédents psychiatriques de son père, on comprend qu'il y avait un terrain. On date les premières crises à l'époque où sa mère a disparu, dans les années 50. Ce problème s'est aggravé au fur et à mesure. On n'a jamais défini précisément quel était le mal dont Monk souffrait. Ses troubles ont obscurci progressivement son existence. Monk finira sa vie dans une solitude qu'il s'est imposée à lui-même, dans une chambre de 5 mètres carrés, ne parlant à personne, dans un silence complet.

- Quels albums conseilleriez-vous à quelqu'un qui ne connaîtrait pas bien Thelonious Monk mais qui souhaiterait rentrer dans son univers ?
- Pour commencer, je dirais "Solo Monk" pour Columbia. Et "It's Monk's Time", qui est absolument magnifique aussi.

> À lire : "Monk", par Laurent de Wilde (nouvelle édition d'un ouvrage sorti initialement en 1997), chez Folio
> Le 20 octobre, Laurent de wilde sort l'album New Monk Trio, entièrement dédié au compositeur, avec Jérôme Regard (contrebasse), Donald Kontomanou (batterie), chez Gazebo / L'Autre Distribution

Par Annie Yanbékian

@annieyanbekian

Journaliste, responsable de la rubrique Jazz-Musiques du Monde de Culturebox

Aimez notre page Facebook
pour suivre toute
l'actualité culturelle