Ashley Graham au show Michael Kors ah 2017-18, à New York, février 2017
Ashley Graham au show Michael Kors ah 2017-18, à New York, février 2017 © Swan Gallet/WWD/Shutter/SIPA

A la Fashion de New York, Michael Kors et Bibhu Mohapatra célèbrent la diversité

Mis à jour le 16/02/2017 à 8H54, publié le 16/02/2017 à 8H50

La Fashion week de New York continue d'affirmer sa singularité. Michael Kors a fait défiler pour la première fois une mannequin ronde Ashley Graham tandis que le créateur d'origine indienne Bibhu Mohapatra a célébré la diversité des femmes : "Mes muses, mes femmes, sont partout dans le monde et elles ont toutes les tailles et tous les physiques".

Au défilé de Michael Kors, Ashley Graham, qui porte une taille 48, était vêtue d'un blouson de fourrure gris sur une robe noire fendue au genou soulignée d'une épaisse ceinture noire. La mannequin américaine de 28 ans, suivie par plus de 3 millions d'abonnés sur Instagram, avait défrayé la chronique en 2016 en étant la première femme enrobée à figurer dans le numéro spécial maillots de bain ("Swimsuit Issue") du magazine Sports Illustrated. Elle figure aussi avec d'autres en couverture du magazine Vogue daté de mars. Michael Kors semble avoir évolué depuis la Fashion week de septembre, lorsqu'il expliquait à USA Today qu'il lui était impossible d'inclure des mannequins rondes pour des raisons "logistiques".

Michael Kors ah 2017-18, à New York, février 2017. © Swan Gallet/WWD/Shutter/SIPA Michael Kors ah 2017-18, à New York, février 2017. © Swan Gallet/WWD/Shutter/SIPA

Alors que certaines marques désertent la Semaine de la mode new-yorkaise pour Paris ou Los Angeles, le créateur new-yorkais, 57 ans attire les célébrités qui ont fait sa réputation : l'actrice Blake Lively, compagne de Ryan Reynolds ("Deadpool"), Anna Wintour.... La présentation était diffusée pour la première fois en direct sur Twitter.

Michael Kors ah 2017-18, à New York, février 2017 © Angela Weiss / AFP Michael Kors ah 2017-18, à New York, février 2017 © Angela Weiss / AFP

Au rythme du tube "Sweet dreams are made of this" - version pour ensemble à cordes dirigé par Michel Gaubert - manteaux et blousons de fourrure (parfois fausses, parfois en renard ou lapin), ensembles monocolores d'inspiration militaire pour les garçons, robes scintillantes noires ou dorées se sont succédé jusqu'à la robe noire pailletée, sans bretelles, portée par Kendall Jenner en clôture du défilé. Les couleurs étaient classiques : du beige, du gris, du noir, avec un peu de blanc et de violet. Le corps se révèle assez peu, au détour d'une jupe fendue, d'un haut de bras dénudé, ou des chemises déboutonnées. Les matières chaudes et confortables dominent comme la laine, la fourrure, ou la peau de mouton, avec des coupes souvent longues.

L'indien Bibhu Mohapatra célèbre la diversité des femmes

Bibhu Mohapatra a présenté une collection très variée, qui représente, selon lui, la diversité des femmes, qu'il refuse de coller dans un "moule". Devenu un habitué de la semaine de la mode de New York depuis son premier défilé, en 2009, le créateur d'origine indienne a habillé Michelle Obama à plusieurs reprises, notamment en 2015 lors d'un voyage officiel en Inde.

Bibhu Mohapatra ah 2017-18, à New York, février 2017 © Angela Weiss / AFP Bibhu Mohapatra ah 2017-18, à New York, février 2017 © Angela Weiss / AFP

Il attire à ses défilés des célébrités improbables. On a pu y apercevoir l'humoriste Tracy Morgan, l'écrivain britannique d'origine indienne Salman Rushdie, l'actrice Holly Taylor ("The Americans") et la Française Iris Mittenaere, récemment élue Miss Univers.

Bibhu Mohapatra ah 2017-18, à New York, février 2017. © Cindy Ord / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP Bibhu Mohapatra ah 2017-18, à New York, février 2017. © Cindy Ord / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Ils ont pu découvrir une collection avec une orientation très féminine et quasiment aucun pantalon. "Je ne voulais pas les coller dans un moule", a-t-il expliqué après le défilé pour justifier ses choix éclectiques. "Mes muses, mes femmes, sont partout dans le monde et elles ont toutes les tailles et tous les physiques", a-t-il poursuivi. Pour lui, "ce qui est unique chez elles, c'est qu'elles sont toutes des femmes fortes qui sont définies par leurs propres qualités, pas par qui que ce soit".

Bibhu Mohapatra a emmené avec lui sur le podium trois de ses collaborateurs, dont le designer d'origine guatémaltèque David Valencia, février 2017 à la semaine de la mode de New York © Angela Weiss / AFP Bibhu Mohapatra a emmené avec lui sur le podium trois de ses collaborateurs, dont le designer d'origine guatémaltèque David Valencia, février 2017 à la semaine de la mode de New York © Angela Weiss / AFP

Initiative rare, une fois le dernier mannequin rentré au vestiaire, Bibhu Mohapatra a emmené avec lui sur le podium trois de ses collaborateurs, dont le designer d'origine guatémaltèque David Valencia. Il s'est dit très sensible au contexte politique aux Etats-Unis, qui a inspiré une bonne partie des créateurs de la Fashion week. "Il est important pour nous de marquer le coup et de se battre pour les droits des femmes." 

Par Culturebox (avec AFP)

Aimez notre page Facebook
pour suivre toute
l'actualité culturelle