La romancière Anne Golon en octobre 2008.
La romancière Anne Golon en octobre 2008. © Philippe Guelland / AFP

Mort de l'auteure de "Angélique, Marquise des Anges", la romancière Anne Golon

Mis à jour à 12h31, publié le 16/07/2017 à 11H50

La romancière Anne Golon, auteur de la série "Angélique", est morte vendredi à Versailles à l'âge de 95 ans, a annoncé dimanche à sa fille, Nadine Goloubinoff.

Romancière précoce, Anne Golin avait été reporter en Afrique

Classique de la littérature populaire, roman de référence sur le XVIIe siècle, cette saga traduite en une trentaine de langues s'est vendue à une centaine de millions d'exemplaires dans le monde entre 1957 et 1985.

Née en 1921 à Toulon, Anne Golin avait passé son enfance à Cherbourg et Versailles et commencé à écrire précocement : à 18 ans,  elle avait publié son premier livre, "Au pays de derrière mes yeux". Suivirent plusieurs romans d'aventure.

Reporter free lance en Afrique à la fin des années 40, elle y avait rencontré en brousse son mari, l'ingénieur des mines Vsevolod Sergeïvich, qui maniait également la plume sous le nom de Serge Golon.

Dans l'adaptation au cinéma, "Angélique" était incarnée par Michèle Mercier. © Collection Christophel / AFP Dans l'adaptation au cinéma, "Angélique" était incarnée par Michèle Mercier. © Collection Christophel / AFP

Angélique, belle réussite éditoriale internationale

En 1952, épaulée par son mari chargé des recherches historiques, elle entreprit l'écriture d'un roman sur une certaine Angélique, surnommée Marquise des Anges, contemporaine de Louis XIV. La saga raconte les amours contrariés de la fille d'un hobereau du Poitou, mariée à 17 ans au compte Joffrey de Peyrac, plus âgé qu'elle, balafré et boiteux.

Cette saga historique fit l'objet de 13 tomes, parus entre 1953 et 1985. Traduite en une trentaine de langues, cette série reste une des plus belles réussites éditoriales de tous les temps.

Anne Golan, auteure trahie

Les aventures d'Angélique ont été adaptées avec succès au cinéma, avec pas moins de cinq films, dans les années soixante. Mais Anne Golan s'estimait trahie par ces films qu'elle qualifia de "misogynes". Elle avait imaginé une Angélique intrépide, une femme de combat luttant pour sa liberté, et le cinéma en avait fait selon elle une "petite putain" et une "niaise".

Anne Golon dut par ailleurs se battre pendant des années pour faire valoir ses droits d'auteur qu'elle ne récupéra qu'en 2006. Constatant aussi que ses anciens éditeurs à l'étranger avaient pris la liberté de couper certaines parties de ses textes originaux, voire de rajouter des séquences "pornographiques", elle avait entrepris de les reprendre depuis le début. Six tomes de cette série d'Angélique "augmentée" ont été publiés aux éditions de l'Archipel.

Par Culturebox (avec AFP)

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