Myriam Rawick a pasé 5 ans, de novembre 2011 à décembre 2016, dans Alep assiégée.
Myriam Rawick a pasé 5 ans, de novembre 2011 à décembre 2016, dans Alep assiégée. © France 3

"Le journal de Myriam", la guerre en Syrie à travers les yeux d’une enfant

Mis à jour le 16/06/2017 à 11H29, publié le 16/06/2017 à 11H27

C’est un témoignage bouleversant qui vient de paraître aux éditions Fayard. Myriam Rawick a 13 ans dont presque cinq passés sous les bombes à Alep. De la vie d’une petite fille heureuse aux violences de la guerre, l’adolescente a tout consigné dans un journal intime, "Le journal de Myriam", un regard décalé et précieux sur le conflit syrien. Rencontre avec la jeune fille de passage à Paris.

Reportage : P. Mauger / W. Kamli / C. Tijou / D. Attal

Quand la guerre débute, Myriam a 8 ans. Jusqu’ici, sa vie a été celle de n’importe quelle petite fille. Les copines, la famille, les goûters d’anniversaire. Sa vie bascule en novembre 2011. Les premières manifestations anti-régime, puis la répression, les bombes. En mars 2013, les rebelles islamistes entrent dans son quartier de Jabal Saydé à Alep Ouest. La famille Rawick décide de fuir vers un quartier plus sûr. Le déracinement, la peur des bombardements, l’incompréhension face à cette violence devenue son quotidien… la fillette consigne tout dans son journal intime. Un témoignage recueilli par le reporter de guerre Philippe Lobjois qui apporte un éclairage différent sur ce conflit aux conséquences mondiales : la guerre à hauteur d’enfant.

"Ils m'ont volé mon enfance"

En décembre dernier, les islamistes capitulent et évacuent son quartier. Quelques semaines plus tard, Myriam et sa famille ont pu y retourner. Mais de leur vie d’avant, rien de subsiste. Leur appartement a été saccagé. Leur quartier n’est plus qu’un amas de ruines. "Ils ont volé ma maison", conclut tristement l’adolescente, "ils ont volé mon enfance". 

© Fayard © Fayard

"Le journal de Myriam" de Myriam Rawick et Philippe Lobjois (Fayard). 306 pages, 18 euros.

Je m’appelle Myriam, j’ai treize ans. J’ai grandi à Jabal Saydé, le quartier d’Alep où je suis née. Un quartier qui n’existe plus." De novembre 2011 à décembre 2016, Myriam tient son journal intime, comme toutes les petites filles du monde. Sauf que c’est au coeur de la guerre qu’elle grandit. Elle voit ses parents qui s’inquiètent, les rues qui se vident et les commerces qui ferment. Puis, au fil des mois, les tirs, les bombes, les « hommes en noir » qui forcent sa famille à fuir. Un récit universel et bouleversant, témoignage unique d’une enfance brisée.

 

Par Sophie Granel

@Culturebox

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