Max Gallo en 2001
Max Gallo en 2001 © ULF ANDERSEN / Aurimages

Max Gallo, historien, romancier et académicien, est mort

Mis à jour le 19/07/2017 à 19H43, publié le 19/07/2017 à 18H37

L'historien, romancier et académicien Max Gallo est mort, a annoncé le Figaro, information confirmée par son éditeur XO Editions. Max Gallo souffrait de la maladie de Parkinson. Il a écrit une centaine de livres, principalement des fictions historiques, et a activement participé à la vie politique française depuis 60 ans. "La ville de Nice aura son avenue Max Gallo", a annoncé Christian Estrosi.

L’historien, romancier et académicien Max Gallo s’est éteint à l’âge de 85 ans. Il était atteint depuis plusieurs années de la maladie de Parkinson.


Reportage Daniel Wolfromm

Fils d'immigrés italiens Max Gallo est né à Nice en janvier 1932. D'abord mécanicien ajusteur, il passe un bac scientifique et technique. Passionné d'histoire, il devient professeur au lycée à Nice puis à Sciences Po à Paris, après avoir obtenu l'agrégation. Il a publié une centaine d'ouvrages, des romans historiques pour la plupart, qui ont contribué à rendre accessible au plus grand nombre cette discipline qui le passionnait.

On lui doit notamment "La Baie des Anges" (1976), ou "La Machinerie humaine", une série de 11 romans publiés entre 1992 et 2002. Au début des années 70, il a également collaboré avec Martin Gray sur le roman "Au nom de tous les miens", l'histoire d'un rescapé du camp de Treblinka, qui a fait un grand succès de librairie avant d'être adapté au cinéma.

Max Gallo a également écrit de nombreux ouvrages historiques et de nombreuses biographies sur les grandes figures de l'histoire de France : Robespierre, Garibaldi, Jaurès ou Victor Hugo, Napoléon ou de Gaulle. 

En 2012, Max Gallo a publié une autobiographie, "L'oubli est la ruse du diable" (XO Editions)

Un homme engagé dans la vie politique

Homme politique, il fut communiste jusqu'à 1956, avant de s'engager auprès de François Mitterrand. Porte-parole du troisième gouvernement de Pierre Mauroy, il avait créé ensuite  avec Jean-Pierre Chevènement, le "Mouvement des citoyens", dont il est devenu le président. Il s'est ensuite mis à l'écart de la politique pour y revenir en 2007 pour soutenir Nicolas Sarkozy.

Max Gallo soutient  Jean-Pierre Chevènement, candidat du Mouvement des citoyens à la présidentielle en 2002  © PIERRE VERDY / AFP Max Gallo soutient  Jean-Pierre Chevènement, candidat du Mouvement des citoyens à la présidentielle en 2002  © PIERRE VERDY / AFP

Max Gallo a également été journaliste et éditorialiste, pour le magazine L'Express 1970 avant de démissionner. Il a ensuite dirigé Le Matin de Paris. Max Gallo a été est élu le 31 mai 2007 à l'Académie française. 


Réactions à la mort de Max Gallo




Une avenue Max Gallo à Nice

La ville de Nice aura son avenue Max Gallo, en hommage à l'historien et académicien niçois décédé à l'âge de 85 ans, a déclaré le maire de Nice Christian Estrosi (LR) sur Twitter mercredi."C'est la voix niçoise de l'histoire qui s'éteint avec Max Gallo. La Baie des Anges est en deuil", a affirmé sur Twitter Christian Estrosi.

"Dès demain, les drapeaux de la Ville de Nice seront mis en berne. Nice honorera sa mémoire en donnant son nom à une avenue. Max Gallo, c'était une incarnation de Nice. D'innombrables Niçois, et tant d'autres Français, se sont reconnus dans son travail d'historien et de romancier [...] Aujourd'hui, la tristesse obscurcit à nouveau la baie des Anges, qu'il avait si magnifiquement célébrée dans ses romans", a affirmé Christian Estrosi dans un communiqué, rappelant que Max Gallo avait été député socialiste des Alpes-Maritimes de 1981 à 1983.

"Hommage à Max  Gallo, historien niçois engagé qui défendait avec passion et un immense talent une certaine idée de la France", a également réagi sur Twitter le député LR et président du département des Alpes-Maritimes Eric Ciotti.


Par Culturebox

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