Quentin Tarantino en octobre 2016 au festival Lumière, à Lyon
Quentin Tarantino en octobre 2016 au festival Lumière, à Lyon © Jean-François Lixon

Quentin Tarantino : revivez toute sa masterclass à Lumière 2016

Mis à jour le 19/10/2016 à 17H50, publié le 15/10/2016 à 16H41

Le 8 octobre 2016, Quentin Tarantino a donné une masterclass devant 2000 cinéphiles lyonnais dans le cadre du festival Lumière 2016. Le réalisateur de "Pulp Fiction" a essentiellement parlé du cinéma de 1970, une année très particulière dans l’histoire du 7e art aux Etats-Unis et dont il avait sélectionné 14 films projetés tout au long du festival.

Ce fut l'un des moments comme seul le festival Lumière sait en offrir aux amoureux du cinéma. Pendant près de deux heures, le cinéaste prodige américain Quentin Tarantino a répondu aux questions de Thierry Frémaux, le directeur du festival lyonnais. Traduites par l'incomparable interprète Massoumeh Lahidji, ces interventions du cinéaste passionné et savant sans jamais être pédant ont permis de découvrir la richesse et la particularité de la production cinématographique de l'année 1970. Tarantino a travaillé 4 années sur le thème, recherchant les films, acquérant quand c'était possible des copies 35mm. Son intérêt pour cette année charnière vient de ce qu'elle marque le déclin des grands studios hollywoodiens au profit des productions indépendantes à petit budget, le cinéma d'auteur.

La masterclass de Quentin Tarantino a duré près de deux heures. Pour des commodités de lecture, nous l'avons scindée en cinq parties. Culturebox remercie ici le Festival Lumière d'avoir permis cette captation d'un moment exceptionnel pour tous ceux qui aiment le cinéma américain et particulièrement celui de Quentin Tarantino.

Pourquoi Tarantino a-t-il acheté une salle de cinéma?

Au début de la rencontre, Thierry Frémaux a interrogé le cinéaste sur les raisons qui l'ont poussé à faire l'acquisition d'un cinéma à Los Angeles, le Beverly devenu le New Beverly. La rencontre commence avec la projection des dernières affiches-programmes de cette salle qui ne propose quasiment que des films de la période 1967/1972 et en 35 mm. Pas de numérique chez Tarantino.

Comment a-t-il choisi les films projetés au festival Lumière ?

Dans la deuxième partie de cette Masterclass, Quentin Tarantino explique comment il a choisi les 14 films qui composent son programme projeté à Lyon pendant tout le festival Lumière. Il s'est efforcé de ne pas juger et, explique-t-il à Thierry Frémaux et au public lyonnais, de montrer des films représentatifs des courants de cette année-là.

L'influence croisée des différents cinémas mondiaux en 1970

Comment les cinémas américains et européens ou simplement étrangers ont pu avoir s'influencer mutullement ? Dans cette troisième partie, Quentin Tarantino met ces influences en perpective. Un peu partout 1970 a été une année charnière.

En 1970, le western rejoint la contre-culture

Avec "La Horde Sauvage ", "Soldat bleu", "Little Big Man" et "Un nommé Cable Hogue", le western fait sa révolution passe du côté de la contre-culture et met au rencard le vieux concept à la John Wayne. 1970, c'est aussi l'année d'un certain nombre de premiers films importants ainsi que le chant du signe de nombreux cinéastes de la vieille école.

De nouveaux sous-genres cinématographiques

Dans cette cinquième et dernière partie de la renconte de Quentin Tarantino avec le public lyonnais, le cinéaste donne son opinion sur les raisons pour lesquelles 1970 a cristallisé tous les changements survenus dans le cinéma et notamment le surgissement de ce qu'il a été convenu d'appeler "Le nouvel Hollywood" ainsi que de nouveaux genres de cinéma comme les films de Kung Fu, le western spaghetti ou le Giallo en Italie. Pour Tarantino, 1970 a illustré un mouvement dont les plus importants prémisses sont à trouver dans l'année 1967.

 

Le 7e festival Lumière a remis son prix samedi 14 octobre à la comédienne française Catherine Deneuve. Il se referme dimanche 16 octobre avec la cérémonie de clôture et la projection du film "Indochine" de Régis Wargnier, en version restaurée et sur écran géant.

Par Jean-Francois Lixon

@Culturebox

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