David Baker, 65 ans, devant la tombe de son frère Terry, mort à 16 ans d’une tumeur du cerveau et d’un cancer des poumons causés par l’exposition aux PCB à Anniston.
David Baker, 65 ans, devant la tombe de son frère Terry, mort à 16 ans d’une tumeur du cerveau et d’un cancer des poumons causés par l’exposition aux PCB à Anniston. © rencontre d'Arles Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Rencontres d'Arles: l'enquête photo sur les ravages causés par Monsanto

Mis à jour le 05/07/2017 à 18H33, publié le 05/07/2017 à 16H25

Parmi les thèmes proposés cette année à l'occasion de la 48 édition des Rencontres d'Arles " Les désordres du monde". Le français Mathieu Asselin présente son enquête photographique sur la firme américaine Monsanto et les ravages causés par la multinationale aux Etats-Unis, en Inde ou au Vietnam.

Tout le monde connait "Monsanto", son maïs transgénique ou le très controversé Roundup, le pesticide  le plus vendu dans le monde. Voilà maintenant 20 ans que le géant de l'agrochimie commercialise les OGM sans tenir compte des risques sur l'environnement ou la santé. Mathieu Asselin va plus loin, à l'occasion des Rencontres de la Photographie d'Arles. Le photographe qui a enquêté pendant 5 ans sur les pratiques de la firme américaine, dévoile le fruit de son travail. 

En 1996, Monsanto® introduisit les premières semences OGM et s’assura que les agriculteurs ne soient plus en mesure de conserver les semences. © Rencontres d'Arles En 1996, Monsanto® introduisit les premières semences OGM et s’assura que les agriculteurs ne soient plus en mesure de conserver les semences. © Rencontres d'Arles

Ses clichés montrent les conséquences désastreuses des semences génétiquement modifiées sur la santé mais aussi les empoisonnements au PCB à Anniston notamment où le niveau moyen est 27 fois superieur au niveau moyen du Pays ou encore les effets de l'Agent Orange, une super-puissante dioxyne utilisée pendant la guerre du Vietnam. Parmi les clichés les plus saisissants : celui des foetus mal formés conservés dans des bocaux de formol à Ho Chi Minh. Mathieu Asselin a recueilli des dizaines de témoignages en Inde, au Vietnam ou aux Etats-Unis.  

Reportage : Hélène Bouyé - Mouamma Mélior - Anne Paul  

Les désordres du monde 

Si l'Amérique Latine et le Moyen-Orient sont mis à l'honneur du programme de cette 48e édition des Rencontres Photographiques d'Arles, bien d'autres thématiques sont traitées jusqu'au 24 septembre. C'est le cas des "Désordres du monde" , un projet consacré aux bouleversements politiques contemporains, aux problèmes climatiques, aux luttes environnementales et sociales avec notament l'enquête photographique de Mathieu Asselin. Parmi les 250 artistes présents cette année, Gidéon Mendel.  Le photographe sud-africain s'est penché sur la problématique du changement climatique à travers les inondations dans 13 pays du monde. L'exposition s'intitule "Un monde qui se noie". 

Jeff et Tracey Waters, Staines-upon-Thames, Surrey, Royaume-Uni, février 2014, série Portraits submergés. Avec l’aimable autorisation de l’artiste.  © Rencontres d'Arles Jeff et Tracey Waters, Staines-upon-Thames, Surrey, Royaume-Uni, février 2014, série Portraits submergés. Avec l’aimable autorisation de l’artiste.  © Rencontres d'Arles


Fort de son succès l'an dernier avec plus de 100 000 visiteurs, les Rencontres d'Arles proposent une quarantaine d'expositions à visiter dans 25 lieux différents.  

Par Anne Elizabeth Philibert

@Culturebox

Infos pratiques

Les rencontres de la photographie Arles 34 rue du docteur Fanton Du 3 juillet au 24 septembre 2017 9h30–19h — Ouvert tous les jours (week-end et jours fériés inclus) Les rencontres d'Arles

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