La 48e édition des rencontres d'Arles laissent carte blanche à la création photographique d'Amérique du sud (Oscar Munoz) et invite la photographie iranienne (Shadi Ghadirian) 
La 48e édition des rencontres d'Arles laissent carte blanche à la création photographique d'Amérique du sud (Oscar Munoz) et invite la photographie iranienne (Shadi Ghadirian)  © Les rencontres d'Arles 2017

Les Rencontres d'Arles explorent la diversité du monde, de l'Iran à la Colombie

Mis à jour le 04/07/2017 à 20H43, publié le 04/07/2017 à 16H21

La 48e édition des Rencontres d'Arles a ouvert ses portes ce 3 juillet et célèbre toutes les formes de photo jusqu'au 24 septembre 2017. Parmi la quarantaine d’expositions à visiter dans 25 lieux différents, un programme propose un focus particulier sur l’Amérique latine et le Moyen-Orient.

Du 3 juillet au 24 septembre 2017, les Rencontres d'Arles proposent une quarantaine d’expositions présentant le travail de 250 artistes à découvrir dans 25 lieux de la ville. 

Aux côtés du thème principal consacré à l’Amérique latine, les Rencontres proposent d’autres sous-thèmes. Le programme "Iran, année 38", permet de découvrir le travail de plus de 60 photographes iraniens qui dressent un panorama de l'Iran contemporain, 38 ans après la révolution islamique.

Reportage : H. Bouyé / M. Mouamma / A. Vergnault 

La Colombie au coeur de la tourmente

"La Vuelta" est le point d'orgue du programme consacré à l'Amérique latine. Appartenant aussi bien à des genres traditionnels de la photographie qu’à des pratiques expérimentales fondées sur la recherche, les projets explorent les mutations du paysage culturel, social et politique de la Colombie. L’exposition s’articule autour de quatre axes conceptuels : histoire/mémoire, lieu/territoire, nature/culture et identité/représentation, regroupés en quatre sections. 

Juan Pablo Echeverrí,  Hulk, série Supersonas, 2011. © Les rencontres d'Arles 2017 Juan Pablo Echeverrí,  Hulk, série Supersonas, 2011. © Les rencontres d'Arles 2017

Ces images interrogent les notions de classe, d’identité, de survie économique, ainsi que l’histoire du conflit armé qui a duré soixante ans et qui a alimenté le trafic de drogue.

Exposition La Vuelta - Rencontres d'Arles 2017 © BERTRAND LANGLOIS / AFP Exposition La Vuelta - Rencontres d'Arles 2017 © BERTRAND LANGLOIS / AFP

"Les artistes visuels ou les plasticiens qui utilisent la photographie cherchent aussi cet élément documentaire. Ils utilisent le réel pour l'inscrire dans un contexte symbolique", rapporte Carolina Ponce de Leon, Commissaire de l'exposition La Vuelta. 

© BERTRAND LANGLOIS / AFP © BERTRAND LANGLOIS / AFP

"La Vuelta" A la Chapelle du Méjean : 3 juillet - 24 septembre - 10H00 - 19H30 - 10 €

A côté des 28 photographes colombiens contemporains, une rétrospective du travail de la grande photographe colombienne Paz Errazuriz propose un "visage" Chili à travers 150 clichés de 1970 à nos jours. La plasticienne qui a débuté sa carrière artistique en autodidacte sous la dictature de Pinochet invite le spectateur dans sa "poétique de l’humain".

Paz Errázuriz  © Les rencontres d'Arles 2017 Paz Errázuriz  © Les rencontres d'Arles 2017

 Atelier de la Mécanique - 3 juillet - 4 septembre 2017 - 10H00 - 19H30 - 14 €

La poésie iranienne en images

Ce n'est pas un hasard si l'Iran compte autant de photographes. Lorsque les Iraniens souhaitent s'exprimer sur un sujet, ils utilisent les outils que leur a fournis l'Histoire. Après la poésie, la photographie ou le photojournalisme se sont imposés naturellement pour raconter l'histoire d'un pays en perpétuelle mutation. "C'est un média florissant car en même temps c'est un moyen d'expression et de communication et c'est une nouvelle possibilité pour transmettre les sentiments et les expériences", souligne Anahita Ghabaian, Co-commissaire de l'exposition Iran, année 38. 

Sina Shiri,  côté silencieux, Neishabour, Iran, septembre 2015. © Les rencontres d'Arles 2017 Sina Shiri,  côté silencieux, Neishabour, Iran, septembre 2015. © Les rencontres d'Arles 2017

Malgré ses traditions séculaires, l'Iran est un pays jeune. Plusieurs siècles d'histoire précèdent la révolution islamique. Lors de sa visite, la ministre de la culture Françoise Nyssen, a souligné entre autres la "magnifique, émouvante et réjouissante exposition", qui réunit le travail de plus de 60 photographes iraniens pour dresser un panorama de l'Iran contemporain, 38 ans après la révolution islamique. Parmi les plasticiens exposés, la photographe Shadia Ghadirian qui dévoile le voile islamique sous un autre jour. 

La série "Like everyday" de Shadi Ghadirian  © Odile Morain La série "Like everyday" de Shadi Ghadirian  © Odile Morain

Iran, année 38 à l'église Sainte-Anne :  3 juillet - 27 août - 10H00 - 19H30 - 12€

Par Odile Morain

@Culturebox

Infos pratiques

Rencontres d'Arles 3 juillet - 24 septembre 2017 10-19h Site des rencontres d'Arles

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